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			<title>Ligue vaudoise</title>
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			<description>ACTUALITÉS DU SITE WWW.LIGUE-VAUDOISE.CH</description>
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			<lastBuildDate>Mon, 6 Feb 2012 23:52:49 GMT</lastBuildDate>
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				<title>Ligue vaudoise</title>
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						<title>Mercredi 8 février: Le combat pour l&amp;#039;indépendance du Jura valait-il la peine? avec Alain Charpilloz</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?id=145</link>
						<description>Depuis le milieu du XIXème siècle, la région de l&amp;#039;actuel canton du Jura s&amp;#039;est battue pour la défense de ses particularités culturelles, linguistiques et politiques. Dès les années 1960 commença sérieusement à être envisagée la création d&amp;#039;un nouveau canton suisse. En 1978, ce sera chose faite, et la Confédération compte depuis cette date un canton supplémentaire.

Voici donc plus de trente années que le Jura est un canton souverain. On sait aussi que dès les années 70, la centralisation fédérale a pris une ampleur certaine. Le combat pour l&amp;#039;indépendance valait-il dès lors la peine? Puisque aujourd&amp;#039;hui, ce n&amp;#039;est plus la Berne cantonale qui impose ses lois au Jura, mais la Berne fédérale.

M. Alain Charpilloz, industriel à Bévillard, fut l&amp;#039;un des grands activistes de l&amp;#039;indépendance jurassienne. Il est aujourd&amp;#039;hui l&amp;#039;un des principaux rédacteurs de Jura Libre, l&amp;#039;organe du mouvement [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Wed, 8 Feb 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>L'impossible parti du centre</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2075</link>
						<description>La Nation n° 1931 - Olivier Delacrétaz - Ces deux derniers Entretiens du mercredi, nous avons reçu des représentants de partis dits «du centre». Leur approche est a priori séduisante. Soucieux d'équilibre, de mesure et d'unité, désireux de tenir compte des intérêts et des sentiments de l'homme ordinaire, ils refusent l'idéologie, ses excès émotionnels et les oppositions inutiles qu'elle suscite à l'intérieur du pays. 

Il y a quelque chose de fondamentalement juste dans cette volonté de rassembler les éléments de la réalité politique dispersés au gré des idéologies partisanes. Mais un parti du centre peut-il éviter que sa doctrine ne soit un patchwork, avec un peu de conservatisme, un peu de progressisme, une pointe de profit, une touche de social, du fédéralisme mais pas trop, pas trop d'étatisme mais quand même assez, de la liberté mais cadrée par les lois, etc.? Ce grappillage doctrinal peut plaire au citoyen de sens rassis ou de cervelle flottante. Mais ne s'inspirant pas d'une idée forte, ne défendant pas un intérêt économique évident ni une classe sociale importante, n'éveillant pas de passions spectaculaires, il ne va pas rallier les foules. 

On a certes vu des partis du centre puissants. Ce fut le cas du parti radical, notamment dans le Canton de vaud. Mais il avait investi le gouvernement depuis longtemps quand il s'est manifesté comme centriste. Au moment de la conquête du pouvoir, il était résolument à gauche, étatiste et centralisateur. Il ne modéra ces tendances que quand il fut solidement installé. Il pouvait se dire au centre parce qu'il était partout, et ramenait tout à lui. S'il avait été mû dès 1848 par une volonté centriste, il aurait connu un tout autre destin ou, plus probablement, pas de destin du tout. 

L'idée que la vérité politique se trouve au centre renvoie tout naturellement à la notion aristotélicienne de «voie moyenne». On connaît les exemples: pour accomplir sa nature, l'homme ne doit être ni couard ni téméraire, mais courageux; ni avare ni prodigue, mais généreux; ni ratiocineur ni irrationnel, mais raisonnable. 

Il faut bien voir que la voie moyenne n'est pas seulement un centre entre les deux voies extrêmes. Elle leur est aussi supérieure, comme le sommet d'un triangle isocèle est à la fois au milieu et au dessus des deux autres angles. La voie moyenne n'est pas un simple mélange de deux excès opposés: la tempérance n'est pas faite d'un peu de goinfrerie et d'un peu d'anorexie. La voie moyenne n'est pas de même nature que les deux termes extrêmes, qui sont des produits de décomposition. Elle est une synthèse. 

Il en va de même en politique: l'individualisme et le collectivisme sont les produits d'une décomposition communautaire. Il ne suffit pas de prendre un peu des deux en fonction de son inspiration personnelle pour retrouver l'équilibre et l'unité auxquels rêvent les centristes. 

Pour rendre possible la synthèse, il faut satisfaire à deux conditions. La première est de reconnaître pleinement la communauté nationale comme le fait [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>«A mercredi prochain!» – De l'importance d'une doctrine incarnée</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2084</link>
						<description>La Nation n° 1931 - Félicien Monnier - La politique ne se limite pas à une simple tâche de gestion. Quiconque prétend vouloir présider aux destinées d'un pays doit mener son action de manière cohérente. Les hommes ne sont pas des automates. L'alchimie humaine défie les sciences exactes et pousse souvent à la perplexité. N'importe quel sociologue l'affirmera: l'étude des groupes sociaux, des différentes communautés qui habitent un pays, est chose difficile. C'est une activité faite de tâtonnements, d'empirisme et d'hypothèses à nuancer. La politique, qui doit souvent prendre des décisions difficilement révocables, n'en sera que plus délicate à mener. Le seuil de tolérance d'une communauté à l'indécision de ses autorités est très bas. La réalité est pourtant complexe. Voilà qui plaide déjà contre la centralisation, qui est distance et abstraction. 

Le débat politique supporte mal le simplisme, même si les vues électorales de ses participants l'imposent trop souvent. Souvenons-nous seulement des subtils développements qu'exigeaient les débats sur l'initiative anti-minarets, sur l'internement à vie des délinquants sexuels dangereux, contre l'arme à la maison… 

La conclusion qu'il convient de tirer de ces premières remarques est qu'un mouvement politique ne peut pas se passer d'une réflexion permanente sur les questions qui, presque toujours de manière inattendue, surgissent sur la scène politique. Les solutions préconisées feront le plus souvent écho à sa doctrine; son idéologie s'il est plutôt simpliste. En bonne logique, et un peu comme la question de l'oeuf et de la poule, la doctrine renverra aux orientations concrètes. Entre la pratique et la théorie devrait alors s'établir une cohérence doctrinale. 

Cela ne se fait pas sans effort. Etablir puis maintenir une doctrine politique demande de l'assiduité et de la discipline au groupe qui en fait l'exercice. Des membres du mouvement, dont il ne pourra raisonnablement être exigé une adhésion absolue aux idées, il sera attendu de l'abnégation parfois, de la fidélité toujours. Certes, mener une réflexion doctrinale de fond n'est pas toujours confortable – le parti radical ne choisit-il pas naguère de préférer le confort du pouvoir à l'ascèse de la doctrine? Mais la réflexion doctrinale est fondamentale, au risque de s'endormir sur le banc de la gare, et de voir partir le train sans l'avoir entendu siffler. 

Mais méfions-nous, la réflexion politique ne se contente pas seulement du niveau des principes. Entendons par là celui de la discussion de philosophie politique, celle qui cherchera à articuler la liberté, l'égalité, la volonté, la révolte, la raison ou d'autres questions philosophiques, en vue de la conduite d'une communauté politique, précisément. 

La théorie doit être sanctionnée par la pratique, le couperet de la réalité. En matière de vie nocturne, la ville de Lausanne peut vouloir défendre une politique libérale sans clause du besoin, elle devra alors assumer les problèmes de sécurité qui se poseront. Au contraire, [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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					<item>
						<title>Une étape dans la dégradation de l'art médical</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2063</link>
						<description>La Nation n° 1930 - Olivier Delacrétaz - Dans les débats sur les «réseaux de soins intégrés» qui ont occupé les Chambres dès 2004, l'avis des sociétés de médecine n'est pour ainsi dire jamais mentionné. Que le Parlement fédéral en soit venu à définir la politique de la santé sans le concours des hommes de l'art ôte beaucoup de crédit à cette loi. Car les médecins ont des choses à dire. Dans son «Bloc-notes» de la Revue Médicale Suisse du 12 octobre dernier, M. Bertrand Kiefer, rédacteur en chef, dénonce rien de moins que «la disparition soft du libre choix du médecin, le rationnement caché, le secret médical et le sujet humain sacrifiés à l'“optimisation” des traitements». L'accusation est centrale, mais nos élus se jugent apparemment au-dessus de ça. 

La loi sur les réseaux de soins prévoit que les médecins et autres «fournisseurs de prestations» peuvent se constituer en «réseaux de soins intégrés». Ces réseaux doivent offrir tous les services couverts par l'assurance de base, ce qui exige une équipe assez complète de spécialistes. Ils concluent avec les assureurs un contrat qui règle «notamment la collaboration, l'échange de données, la garantie de la qualité et la rémunération des prestations». Chaque assureur doit prévoir ce type d'accord dans ses statuts. A ce que nous avons compris, mais la loi dit en réalité fort peu de choses, l'accord prévoit un coût global calculé en fonction du coût moyen prévisible du patient lambda. Le réseau et les assureurs sont co-responsables du budget. Jusqu'à 3% de dépassement, c'est le réseau qui assume. Au-delà, ce sont les assureurs. 

L'assuré qui s'engage à recourir exclusivement à un réseau de soins intégrés voit ses primes et sa participation aux coûts baisser sensiblement. En revanche, il peut être contraint de conclure avec le réseau un contrat de longue durée pouvant aller jusqu'à trois ans. 

Tant la mise sur pied du réseau que l'adhésion de l'assuré sont volontaires. 

En soi, le réseau n'est pas une mauvaise chose. Le système proposé permettrait sans doute de recadrer ces patients qui, sans passer par le médecin de famille, s'adressent à toutes sortes de spécialistes au gré de leur caprice du moment. Ce tourisme, absurde d'un point de vue médical, est un facteur d'augmentation des coûts, dont l'importance est d'ailleurs discutée. 

Signalons que, dans son principe, le réseau ne lèse pas le libre choix du médecin. Le libre choix n'est pas un droit individuel qui permettrait au malade de gambader sans entrave d'un médecin à l'autre, mais la condition première de l'exercice de la médecine en tant qu'elle exige une relation de confiance entre le patient et son médecin. Le libre choix du médecin de famille implique l'acceptation a priori – sous réserve d'une incompatibilité personnelle toujours possible – de ses décisions concernant le recours aux spécialistes. 

En l'occurrence, néanmoins, la loi sur les réseaux de soins porte bel et bien atteinte au libre choix. Il suffit d'imaginer l'assuré à qui ses moyens modestes ne [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>André Bonnard et l'hellénisme à Lausanne</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2069</link>
						<description>La Nation n° 1930 - Jean-François Cavin - Yves Gerhard a-t-il hésité à écrire la biographie d'André Bonnard, helléniste, professeur et écrivain, qui fut aussi un idéologue pacifiste et un admirateur du communisme stalinien? En tout cas, il tient à expliquer sa démarche: une parenté par alliance avec André Bonnard, une «illumination» ressentie à seize ans à la lecture de Civilisation grecque, et la suggestion décisive de Bertil Galland. Voilà certes de bonnes raisons et il a bien fait de s'en convaincre. Car son portrait d'«oncle André» et, en substantiel et original complément, sa description de l'hellénisme lausannois au XXe siècle comblent une lacune et font revivre de belles et attachantes figures de la vie intellectuelle vaudoise. 

Le cercle des hellénistes vaudois n'est pas très vaste. Dans les années cinquante, on dénombrait vingt à trente bacheliers latin-grec par année, davantage par la suite du fait de l'accroissement des collèges, puis une vingtaine maintenant sous l'effet du nouveau règlement de maturité: pas de gros bataillons donc, mais autant de personnes subtilement liées par une certaine fraternité de culture et de souvenirs. Ceux qui ont poussé l'étude du grec ancien jusque dans ses extrêmes finesses retrouveront avec plaisir dans le livre d'Y. Gerhard les titulaires successifs de la chaire de grec à la Faculté des Lettres: après Bonnard, André Rivier, François Lasserre, Claude Calame, qui ont apporté, chacun à sa manière, des contributions importantes et internationalement reconnues à la connaissance de leur discipline. Et les plus modestes bacheliers, qui ont tenté de déchiffrer Homère, Platon et Aristophane (mais pas vraiment peiné à la tâche, car il y a toujours de la lumière et de la beauté), souriront à l'évocation des maîtres du gymnase: Louis Mauris, «tranquille, mais tenace […] et souvent malicieux», Ernest Bosshard dit Bobosse ou Tom'Pouce, Jacques Sulliger à l'ample chevelure et à l'ample culture. 

Mais venons-en à André Bonnard. Yves Gerhard dépeint l'intellectuel engagé, avec objectivité et esprit critique, mais sans polémique (on ne va tout de même pas lui demander de brocarder oncle André). Il rapporte, selon les témoignages recueillis, la fascination qu'exerçait le professeur et le conférencier sur ses auditoires. Il traite de manière admirative et approfondie, exemples à l'appui, de son art de traducteur, véritable re-créateur en français (et quel français!) de l'oeuvre originale selon son sens profond; et ses textes qui nous rendent proches les maîtres de la tragédie ont été joués sur les plus grandes scènes de France. Il célèbre l'écrivain qui nous a laissé, avec Civilisation grecque et Les dieux de la Grèce, deux chefs-d'oeuvre. 

Comment se fait-il qu'un esprit d'une telle élévation ait pu s'enticher du totalitarisme stalinien, brutal, borné et sanguinaire, et y voir le fondement de la paix universelle? On se pose la même question pour Sartre, plus communiste que jamais dans les années cinquante alors qu'on connaissait les horreurs du [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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					<item>
						<title>De la médecine libérale</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2051</link>
						<description>La Nation n° 1929 - Olivier Delacrétaz - Trois référendums (leurs signatures s'ajoutent) ont été lancés contre la loi fédérale sur les réseaux de soins. Ils ont jusqu'au 19 janvier pour récolter 50000 signatures. La Ligue vaudoise soutient cette action et recommande à ses lecteurs de signer, de faire signer et de renvoyer le plus rapidement possible la feuille de signatures encartée dans le présent numéro. 

Les questions techniques, déontologiques, financières et politiques qui se posent à la médecine sont à ce point imbriquées que tout renvoie à tout. On ne peut traiter un point précis, le réseau de soins par exemple, sans avoir tout le reste en tête. Avant donc d'examiner la loi proprement dite dans un autre article, nous voudrions rappeler quelques principes fondamentaux de la médecine libérale. 

Nous sommes conscient que la médecine pratiquée aujourd'hui dans le Canton de Vaud et en Suisse s'est considérablement éloignée de ces principes. Il n'en est pas moins nécessaire de les connaître, car ils expriment la nature même de l'art médical et restent par conséquent des critères pertinents pour juger la valeur d'une réforme. 

Chaque personne humaine est un tout unique, avec sa propre histoire médicale. Ses problèmes de santé agissent les uns sur les autres. Cela signifie que le médecin ne traite pas une maladie, mais une personne atteinte de cette maladie. Il n'est pas d'abord un «fournisseur de prestations», mais un conseiller, un homme de confiance, parfois un confident, qui s'occupera du patient, et souvent de sa famille, durant de longues années. C'est le plus souvent un généraliste. 

La nécessité d'établir une confiance durable justifie le principe du libre choix du médecin par le patient et, corollairement, celui du libre choix du traitement par le praticien. Corollaire du corollaire: l'obligation pour les caisses de rembourser les traitements décidés par n'importe quel médecin autorisé à pratiquer sur sol suisse, disposition fondamentale connue sous le nom barbare d'«obligation de contracter». Et c'est encore cette relation de confiance qui justifie le secret médical, dont le gardien est le médecin, non le malade. 

Le médecin de famille joue un rôle de port d'attache pour le patient. Quand il constate une affection nécessitant des connaissances, des compétences ou un équipement dont il ne dispose pas, il envoie son patient consulter l'un ou l'autre spécialiste. Il délègue ainsi à ce dernier la confiance que lui accorde son patient. Les diagnostics établis et les traitements décidés par le spécialiste lui viennent en retour et complètent le dossier. Il garde ainsi la maîtrise des opérations, qu'il oriente en fonction exclusive de l'intérêt de son patient. 

C'est la version la plus complète, la plus rationnelle et la plus économique du réseau de soins. 

La médecine libérale, nous objectera-t-on, est réservée à ceux qui peuvent payer et seule l'assurance obligatoire a permis d'étendre les soins aux moins fortunés. Ce n'est pas exact. La conception classique [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 2 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>L'image d'une Suisse généreuse</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2058</link>
						<description>La Nation n° 1929 - Jean-Jacques Rapin - A la mémoire de Madame B.


C'est une grande page de notre passé que l'on découvre avec joie et fierté à la lecture de cet ouvrage. 1 Alors que la guerre ravageait l'Europe, certains d'entre nous avons côtoyé dans nos classes d'école des petits camarades, venus pour deux ou trois mois de France ou d'ailleurs, se refaire une santé dans notre pays, et cela nous semblait parfaitement naturel. Ce que nous ignorions et ce que l'on a continué à ignorer jusqu'à ce jour, c'est l'ampleur à peine croyable de ce mouvement humanitaire – de 1940 à 1949, notre pays a hébergé 162642 enfants nécessiteux, venus d'une douzaine de nations différentes, et les familles, à titre privé, ont assumé plus de 143000 parrainages! A fin juin 1949, les activités du Secours aux Enfants victimes de la guerre représentaient, à l'époque, une valeur de 123,5 millions de francs suisses. Des chiffres que vous chercheriez en vain dans le Rapport Bergier…

Une telle étude était donc plus que nécessaire. Elle survient à son heure et contribue à rétablir notre honneur et notre dignité, car la manie de l'auto-flagellation a suffisamment duré. En jetant un rayon de lumière sur cette époque sombre et tragique, elle nous permet de relever la tête et nous donne envie de reprendre le titre de l'excellent ouvrage de Frank Bridel, Non, nous n'étions pas des lâches 2, pour y ajouter: non, nous n'étions pas des égoïstes! 

N'oublions pas que la Suisse traversait alors des heures parmi les plus difficiles de son histoire, complètement encerclée dès juin 1940 par les forces de l'Axe qui rendaient son ravitaillement très problématique. La volonté de défense, incarnée par le Général Guisan et le Réduit alpin, le plan Wahlen pour l'intensification des cultures du sol, le système d'allocations pour pertes de gain dû au Conseiller fédéral Obrecht, un sentiment national aigu, ces conditions confondues ont permis, à côté de la survie de la communauté, une mobilisation impressionnante de toute la population en faveur des enfants victimes des combats de la Deuxième Guerre mondiale.

Il y a quelque chose de paradoxal dans cette double attitude. D'une part, une nation contrainte de se replier sur elle-même, à la manière d'un hérisson, pour mieux résister aux dangers extérieurs, d'autre part, une ouverture majeure vers autrui, vers de plus déshérités. L'origine de cette action est privée, sans aucun soutien politique ou financier officiel. Elle a débuté en Espagne, de 1937 à 1939, durant la guerre civile, s'est poursuivie ensuite en France dès 1939, avant d'être reprise, dès 1942, par la Croix-Rouge suisse, Secours aux Enfants.

Essayons d'imaginer les difficultés et les obstacles qui furent à surmonter, dans une Europe en guerre, pour traiter avec les belligérants – en fait, pour s'insérer entre les deux parties en présence! – afin de créer des sortes de «têtes de pont», c'est-à-dire des centres d'activité (homes, cantines, secours alimentaires, maternités, préventoriums, etc.) d'où partiraient [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 2 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>La Grèce nous avertit</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2038</link>
						<description>La Nation n° 1928 - Olivier Delacrétaz - La Grèce ruinée, assujettie et humiliée nous offre une leçon de politique étrangère, et quelques avertissements. 

La sagesse populaire affirme qu'un Etat ne fait jamais faillite. La formule est juste en ce que, quelle que soit la situation financière, il reste toujours un territoire avec des gens dessus. Pour le reste, elle est trompeuse. Elle induit les autorités à dépenser sans jamais se préoccuper des bilans de fin d'année. Or, une gestion irresponsable des finances publiques a toujours des retombées morales et sociales. Elle engendre des comportements néfastes, abus des prestations étatiques et subordination d'esclave à l'administration, dégoût du travail, insatisfaction et revendications perpétuelles. Le territoire et les gens subsistent certes, mais rendus à la barbarie, dénaturés, aveulis. L'Etat subsiste aussi, mais impuissant, suspect, incapable de réagir aux désordres internes et aux pressions extérieures. 

Une aide extérieure, même par dizaines de milliards, ne sert à rien: c'est la même administration qui gère ces milliards, et avec les mêmes méthodes qui lui ont servi à dilapider ses propres recettes fiscales. Les subventions européennes ont été et continueront d'être dispersées aux quatre vents de l'impéritie et de la démagogie. Placer un technocrate européen comme Lucas Papademos à la tête de l'Etat grec – ou Mario Monti en Italie –, chargé non de conduire le pays mais de rassurer le marché et les banquiers, ne résoudra rien. Ce sont les moeurs qu'on doit reconstruire, et cela demande un effort politique et moral durable. 

Quant aux partis, ils reniflent derrière la porte, pressés de reprendre la vie d'autrefois. 

Le centralisme propre à l'idéologie européenne mais aussi, reconnaissons-le, la crainte de désordres consécutifs à la carence gouvernementale ont enclenché l'engrenage de la mise sous tutelle de la Grèce. La perspective d'un sursaut référendaire qui eût peut-être empêché cette mise sous tutelle a mis sens dessus dessous le petit monde bruxellois. L'idée qu'un vote de la population grecque puisse soustraire le pays à son diktat était inimaginable, pour ne pas dire blasphématoire. Les pressions exercées sur les autorités grecques pour qu'elles y renoncent ont dû être à la hauteur du blasphème. Bonne leçon pour les Confédérés. 

Durant la campagne sur l'Espace économique européen, nous affirmions que le droit de veto accordé à la Suisse serait inopérant face à la volonté de puissance de l'Union européenne. L'affaire grecque nous donne raison et met en lumière le peu de poids que l'Union européenne accorde aux institutions des Etats membres. 

Les menaces qui pèsent sur l'euro, la valse de ces centaines de milliards qu'on n'a pas, l'incapacité de colmater les failles politiques et financières d'un nombre croissant de ses membres, l'importance politique démesurée des agences d'évaluation financière – capables elles aussi de bides cosmiques comme on l'a vu avec l'«erreur technique» de Standard &amp;amp; Poor's [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>«Ensemble, construisons l'avenir»</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2024</link>
						<description>La Nation n° 1927 - Olivier Delacrétaz - Une annonce électorale avec photo et slogan appelle l'électeur à voter socialiste. Le slogan est le suivant: «Ensemble construisons l'avenir.» La formule a tout pour plaire. De chacun des trois termes émane une odeur entièrement positive. Son absence d'originalité même suggère une bonhomie conviviale, le refus du sectarisme, voire un minimum de sens des responsabilités. Elle n'en accumule pas moins, en trois mots, trois mensonges politiques majeurs. 

En matière politique, le terme ensemble utilisé tout seul désigne l'entier du pays. Or, sauf en régime de parti unique, rien n'est plus profondément contraire à la vision des partis. Un parti, le terme lui-même le rappelle, est partisan, c'est-à-dire que son jugement et ses décisions sont orientés en fonction de l'intérêt de ses chefs et de ses troupes. Par définition, il ne met ensemble qu'une partie du peuple. Il est conçu pour écarter, réduire, vaincre les autres partis, lesquels ont la même disposition à son égard. D'entrée de cause, le jeu électoral fait que chaque parti exclut une part bien réelle de la population de l'«ensemble» politique. L'ensemble, c'est l'ensemble des personnes qui pensent et votent comme moi et pour moi. 

Construire est aussi un beau mot. Mais le parti socialiste ne construit guère. De sa part, on assiste surtout à des destructions, celle des cantons, chaque jour amputés de nouvelles compétences au nom de la rationalité, celle de la souveraineté, de la neutralité et de l'armée suisses au nom de l'ouverture et de la gouvernance mondiale, celle du droit de la famille, légalement privée de nom et de chef au nom de l'égalité. On peut encore évoquer la destruction de la médecine libérale, de l'Ecole et des humanités, des autonomies communales, de la propriété individuelle. Il n'y a en réalité qu'une seule et unique construction dont les socialistes peuvent légitimement se targuer, c'est celle d'une bureaucratie mycélienne qui envahit toute chose et échappe pour une bonne part au contrôle du pouvoir politique. 

Disons-le tout de suite, les autres partis ne sont pas forcément plus doués que le parti socialiste pour la construction, ou même simplement pour l'entretien de la communauté politique. Ils ont d'ailleurs contribué à la plupart de ces destructions, quand ils n'ont pas conduit la manoeuvre eux-mêmes. En ce sens, le slogan «par amour de la Suisse» du parti libéral-radical méritera lui aussi une petite étude de texte. 

Si nous parlons des socialistes, c'est que l'annonce était socialiste et que le slogan accompagnait la photo d'un candidat socialiste non seulement au Conseil national, mais aussi au Conseil fédéral. De plus, c'est le parti socialiste qui exprime le plus clairement sa volonté de détruire les traditions et droits liés à notre histoire particulière pour leur substituer l'universalité des droits de l'homme. En ce sens, son action destructrice est cohérente. Il faudrait juste le dire: «Ensemble, détruisons le passé…» 

Quant au troisième terme, il [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 4 Nov 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>Le nom et l'égalité</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2012</link>
						<description>La Nation n° 1926 - Olivier Delacrétaz - En 1972, les Chambres fédérales entamaient la grande révolution du droit de la famille. Il s'agissait de substituer le principe d'égalité au caractère hiérarchique et exclusif de la communauté familiale. On traita d'abord de l'adoption, puis, en 1976, de la filiation. A cette étape, les Chambres décidèrent que l'enfant né hors mariage aurait les mêmes droits que l'enfant né du mariage. 

En 1980, l'étape centrale de la révision, consacrée au régime matrimonial et aux effets généraux du mariage, supprima purement et simplement la notion de chef de famille, au nom de l'égalité entre les époux. La famille devenait ainsi, dans notre droit sinon dans la réalité, une communauté sans tête. La rupture fondamentale était accomplie. Le reste suivrait. 

Rappelons – il est bon de rappeler les responsabilités – que cette révolution fut entamée et conduite par un conseiller fédéral issu du parti démocrate chrétien (le «parti de la famille»!), avec la bénédiction des Eglises tant catholique que protestantes. 

Mais l'égalité est une maîtresse intransigeante, insatisfaite tant qu'elle n'a pas tout obtenu de ses amants dociles et fascinés. 

La réforme de 1980 restait inégalitaire en ce qui concernait le nom de famille et le lieu d'origine. Même si la femme pouvait conserver son nom en le plaçant soit après (avec un trait d'union) soit avant (sans trait d'union) le nom du mari, c'est le nom du mari qui tenait lieu de nom de famille, notamment pour les enfants. 

Et ce qui devait arriver arriva. Un loustic demanda de pouvoir prendre le nom de sa femme en le faisant suivre de son propre nom. Cela n'était pas prévu. Il introduisit une plainte pour discrimination auprès de la Cour européenne des Droits de l'homme. Celle-ci tança les Suisses, lesquels se soumirent. Le Conseil national tomba d'accord sur un projet minimal qui se contentait d'ajouter au droit la disposition revendiquée par le plaignant. Le Conseil des Etats jugea cela insuffisant et opta pour le principe beaucoup plus égalitaire de l'«immutabilité du nom»: chaque époux conserverait jusqu'à sa mort son nom et son droit de cité. L'égalité parfaite des conjoints était ainsi réalisée. Le couple pourrait toutefois, s'il le désirait, choisir le nom de l'un ou de l'autre comme nom de famille. Dans le débat idéologique, c'est toujours le plus extrême qui l'emporte, et le Conseil national se rallia à la proposition du Conseil des Etats. Ajoutons que l'enfant d'un couple non marié pourra prendre le nom de son père si celui-ci partage l'autorité parentale avec la mère ou s'il l'assume entièrement. Le mariage se distingue ainsi de moins en moins du non-mariage. 

C'est avec le traitement du nom des enfants qu'apparaît le plus directement l'ineptie de la réforme. Si les futurs parents décident de garder l'un et l'autre leur nom de célibataire, ils devront déclarer au moment de se marier quel sera le nom de famille, si ce terme a encore un sens, de leurs éventuels enfants. Mais, «dans des cas dûment [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>L'Etat jurassien doit-il disparaître?</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1996</link>
						<description>La Nation n° 1925 - Olivier Delacrétaz - Le Parlement neuchâtelois prie son gouvernement d'étudier la possibilité de fusionner avec le canton du Jura ainsi qu'avec la partie jurassienne du canton de Berne. Un certain nombre de Jurassiens soutiennent l'idée. La Radio romande nous a offert l'occasion de débattre brièvement avec l'un d'eux, le conseiller national Jean-Claude Rennwald. 

Ne s'agit-il pas d'une décision souveraine? N'étant ni jurassien ni neuchâtelois ni bernois, sommes-nous seulement fondé à donner notre avis? Nous le croyons, dans la mesure où cette union aura nécessairement des répercussions sur l'ensemble de la Confédération. 

Nous craignons la mise en route d'une dynamique nuisible aux institutions cantonales et fédérales. Pour toutes sortes de motifs infra-politiques, effets de muscles électoraux, défense d'intérêts locaux, projets transfrontaliers d'aménagistes, d'urbanistes ou d'économistes «visionnaires», on verra des communes demander leur rattachement à un autre canton, des régions transfrontalières revendiquer leur autonomie, tel canton fort exercer des pressions sur tel canton faible, voire l'un ou l'autre canton excentrique exiger son annexion à l'un de nos grands voisins. 

La Ligue vaudoise a toujours soutenu les revendications jurassiennes, mais, arguant du caractère historiquement unique de la question jurassienne, elle a aussi toujours contesté qu'on puisse en tirer une règle générale. A l'époque, le message avait passé. 

Il reste que nous sommes un «Etat fondé sur le droit». Si la demande de fusion devait prendre corps, on peut tenir pour certain que les autorités fédérales voudraient introduire dans la Constitution une procédure générale de modifications des frontières. On porterait ainsi une grave atteinte au principe non-écrit de leur intangibilité. C'est pourtant ce principe qui garantit la souveraineté des petites entités cantonales et assure la stabilité de l'ensemble confédéral. On ne devrait envisager d'y toucher que pour des motifs majeurs et durables relevant de la survie d'un canton. 

Nous n'en sommes pas là. On nous parle d'avantages fiscaux et d'économies d'échelle. Les Vaudois sont placés pour savoir que le fisc des grands cantons n'est pas moins vorace que celui des petits, ni leurs autorités moins dépensières. On évoque aussi la lutte contre la concurrence fiscale. Outre que ses effets sont marginaux par rapport à l'ensemble des impôts, la concurrence fiscale n'est pas mauvaise en soi. Elle est même bienfaisante en ce qu'elle contraint les fiscs cantonaux à une certaine modération. Le renforcement des petits cantons par rapport au grands ou à la Confédération? Une fusion de deux cantons ne rendra le nouveau canton plus fort que si une unité populaire réelle fonde l'unité institutionnelle. Un canton est fort de son histoire commune, de sa volonté de vivre et de l'énergie de ses autorités à faire valoir ses droits, non du nombre d'individus massés sur son territoire. M. Rennwald prétend que l'identité jurassienne s'est étendue [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 7 Oct 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Le casse-tête Rubik</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2005</link>
						<description>La Nation n° 1925 - Vincent Hort - Dans le courant de l'été (les 10 et 25 août 2011), la Suisse a paraphé avec l'Allemagne puis avec le Royaume-Uni des accords destinés à régler le traitement fiscal passé et futur des fonds déposés auprès des banques suisses par les résidents de ces pays. Les accords avec ces deux pays sont très semblables en ce qui concerne les mécanismes prévus et diffèrent essentiellement quant au montant de l'acompte qui devra être versé par les banques, à savoir 2 milliards de francs pour l'Allemagne et 500 millions pour le Royaume Uni. Ils s'inscrivent dans la stratégie de la place financière suisse consistant à se focaliser dorénavant sur les avoirs dits «fiscalement conformes». 

Ces accords permettent-ils de préserver les intérêts de la place financière helvétique ou s'agit-il d'une nouvelle reculade devant les pressions internationales auxquelles la Suisse est exposée, particulièrement depuis 2008? Pour tenter de répondre à cette question, quelques précisions sur le contenu de ces accords sont nécessaires. 

Le projet Rubik a été proposé voici deux ans par l'Association des banques étrangères en Suisse au moment où la Confédération avait dû renégocier, sous la pression du G20, une série d'accords de double imposition afin d'éviter de se trouver reléguée dans la liste noire des paradis fiscaux. 

Les accords conclus cet été avec l'Allemagne et le Royaume-Uni s'inspirent directement de Rubik. Pour simplifier, ils prévoient de mettre en place un impôt libératoire à la source permettant aux clients allemands et britanniques de régulariser leur situation fiscale tout en demeurant anonymes. Concernant la régularisation du passé, les banques suisses prélèveront un montant pouvant aller jusqu'à 34% des avoirs concernés. L'impôt ainsi perçu sera ensuite reversé au fisc étranger via l'Administration fédérale des contributions. Pour l'avenir, le client étranger aura le choix entre, d'une part, autoriser la banque à communiquer ses éléments imposables au fisc de son pays de résidence, ou, d'autre part, subir une «retenue à la source libératoire» qui sera aussi versée au fisc étranger. Le niveau de cette retenue a été déterminé en fonction des taux d'imposition en vigueur dans les pays concernés, soit 26.375% pour l'Allemagne et entre 27% et 48% pour le Royaume-Uni selon la nature des revenus soumis. 

Suite à la conclusion de ces accords, les milieux bancaires ont exprimé une satisfaction globale mais sans triomphalisme. Outre la perspective de régler une bonne fois pour toutes la situation des fonds non déclarés déposés dans leurs coffres, les banques se réjouissent qu'une solution ait été trouvée permettant de préserver la «sphère privée en matière financière» de leurs clients et de faciliter leur accès aux marchés allemands et britanniques. Au delà, elles considèrent que Rubik permettra à la Suisse de repousser à long terme les revendications de la Commission européenne pour imposer l'échange automatique d'informations en matière fiscale. 

Des voix [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 7 Oct 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Contre le multiculturalisme</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1987</link>
						<description>La Nation n° 1924 - Olivier Delacrétaz - Le multiculturalisme est une conception sociale et politique qui se définit par son ouverture sur pied d'égalité à toutes les cultures, nations et religions du monde. A l'inverse des autres cultures, toujours plus ou moins exclusives, la société multiculturelle est essentiellement inclusive. Et pour supprimer toute barrière à cette inclusion, ses partisans sont prêts à faire litière de leur propre originalité historique, de leur religion, de leurs mœurs et de leur souveraineté. 

Dans une telle société, chaque individu est en principe accepté sans restriction, avec toutes ses particularités ethniques, religieuses, nationales, sans parler évidemment de son genre, de sa manière de vivre et de ses «orientations sexuelles». On se représente la vie de la société multiculturelle comme un long fleuve tranquille et festif, une human pride interminable, bigarrée et pacifique. 

Le multiculturaliste considère la diversité comme une valeur en soi. A ses yeux, l'assimilation est contestable en ce qu'elle dissout la culture faible dans la culture forte. Il tient, autant qu'un «tour-opérateur», à conserver intactes les cultures d'origine. 

Son ouverture est pourtant plus limitée qu'il ne le croit lui-même. Sous son vernis de neutralité religieuse, morale et culturelle, il est lui aussi exclusif. Il pose comme acquis que l'homme occidental post-chrétien, nourri d'individualisme, d'égalitarisme et de rationalité, en deux mots, des droits de l'homme, est l'aboutissement de l'humanité. Cette philosophie lui tient lieu, en quelque sorte, de culture, de religion et de droit. Il l'impose aux religions et cultures qu'il accueille. Et il exclut ceux qui la refusent. 

Dès lors, au nom du respect d'autrui et de l'égalité, on va autoriser la pratique des religions et cultures étrangères sur notre sol, mais à la manière des Occidentaux modernes, c'est-à-dire comme une activité individuelle et privée. Elles peuvent conserver leurs particularismes à condition qu'elles se plient à notre conception de l'essentiel. On leur laisse la forme et on impose le fond. Comme si le fond et la forme ne se nécessitaient pas l'un l'autre! 

C'est une version laïque de la transsubstantiation: l'étranger peut conserver les accidents de sa culture mais pas la substance, à laquelle il doit substituer celle des droits de l'homme. 

Sur le plan religieux, l'individu est entièrement libre de se prosterner devant Dieu, Jahvé ou Allah, ou n'importe quel autre dieu qu'il lui plaît d'adorer. En revanche, il n'est pas libre de ne pas se prosterner, et plus bas, devant les principes de la laïcité. 

Dans la réalité, l'étranger pratiquant et conscient de ses racines ne peut pas, quand il le voudrait, penser et vivre sa religion, sa culture, ses mœurs comme des réalités individuelles et privées – d'ailleurs personne ne le peut. Il s'efforcera donc, et c'est naturel, de reconstituer dans le pays d'accueil un milieu communautaire où il pourra vivre, célébrer ses rites et élever ses enfants [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 23 Sep 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Fédéralisme</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1991</link>
						<description>La Nation n° 1924 - Olivier Klunge - A l'approche des élections fédérales, la vie politique suisse ne s'occupe plus que des efforts désespérés des partis pour grignoter quelques voix aux autres formations, et des candidats pour se démarquer de leurs colistiers. Tout problème politique de fond n'est évoqué que sous l'angle d'une promesse électorale visant à rallier le plus grand nombre. Les chefs de listes prennent des postures dans les émissions spéciales. 

Dans cette soupe électoraliste, nous sommes frappés par l'absence de la question du fédéralisme. Alors que le fédéralisme est invoqué par tous les bords politiques lorsqu'il s'agit de convaincre les votants de la justesse ou du risque d'une initiative (élection du conseil fédéral par le peuple, référendum contre le paquet fiscal, etc.), il est presque totalement absent du discours des candidats lorsqu'ils doivent définir leur ligne politique. Le profil comparatif Smartvote qui classe les électeurs et les candidats en fonction de certains thèmes (société libérale, politique des finances restrictive, etc.) ne contient aucun champ «fédéralisme» et presque aucune question touchant à ce thème (sinon la question d'un plan centralisé de gestion hospitalière et l'uniformisation des programmes scolaires). 

Dans ce contexte, il nous est donc paru utile de rappeler quelques principes fédéralistes que la Ligue vaudoise défend de manière constante. 

L'utilité du fédéralisme 

Si le bien commun de notre Canton nous tient à coeur, c'est parce que nous sommes persuadés qu'en dépendent le bien-être et la liberté des habitants, des entreprises, des groupes qui le composent. Il s'agit d'abord de liberté: plus le pouvoir qui impose des règles et les exécute est proche des administrés, plus ces lois seront adaptées aux besoins et aux attentes de ces derniers. Avec un pouvoir proche, il est plus aisé de discuter, d'influencer la rédaction des lois, d'obtenir un certain humanisme dans leur application dans des cas concrets. Il s'agit aussi d'efficacité: un pouvoir proche est plus flexible, il s'adapte plus rapidement aux circonstances concrètes que rencontrent les habitants; il permet de développer des systèmes fonctionnels en limitant le poids de l'administration chargée de les faire appliquer. 

Il ne s'agit cependant pas que de cela. Pour le fédéraliste vaudois, il s'agit surtout de se souvenir que le Canton de Vaud est une nation qui a son histoire, ses traditions, ses intérêts, qui ne se confondent pas avec ceux de la confédération helvétique. Un système politique qui maintient les libertés des citoyens vaudois doit tenir compte de ces faits. 

Comme aimait à le dire notre rédacteur Philibert Muret, le fédéralisme n'est pas une doctrine, mais une politique. Le fédéralisme ne doit pas être un corps d'axiomes définis de manière générale et abstraite, applicable en tous lieux. Ce qui nous importe est de savoir, dans chaque projet de loi, dans chaque évolution législative ou jurisprudentielle, si le bien commun du canton de Vaud est [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 23 Sep 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>A quelques braves</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1976</link>
						<description>La Nation n° 1923 - Olivier Delacrétaz - Chers amis, 

Sans vous être jamais occupés de politique, vous avez conçu, lancé et fait aboutir une initiative complexe. La conception et la rédaction furent délicates et longues, entrecoupées de consultations souvent décevantes. La récolte de signatures imposa un lourd engagement de plusieurs mois à chacun d'entre vous. Ce devait pourtant être la partie la plus claire et paisible de l'aventure. 

L'initiative déposée, les premières difficultés sont apparues. L'administration a monté en épingle les incompatibilités de votre texte avec Harmos. Mais vous vous êtes montrés assez incisifs pour qu'elle recule et tombe d'accord avec vous sur les quelques détails à modifier. Puis le Département a fait traîner les choses en longueur, ajoutant une année au délai de vote pour fabriquer un contre-projet, prenant même six mois de plus que ne l'autorise la Constitution. Puis il a accéléré les choses de façon à réduire le temps de la campagne. Vous n'avez pas baissé les bras, vous vous êtes adaptés à des circonstances contraires et vous avez travaillé comme des forcenés durant tout cet été: plus de cent cinquante mille prospectus distribués manuellement, des stands hebdomadaires tenus dans le plupart des villes, des rencontres, des exposés. 

Douloureuse initiation à la politique! La campagne fut d'une brutalité exceptionnelle. Vous avez subi des attaques d'une rare bassesse, des imputations gratuites, des contre-vérités frontales. Vous vous êtes heurtés à un refus total du dialogue et des échanges raisonnés d'arguments. Vous avez vu des conseillers d'Etat déchoir au point de se pavaner en t-shirts boudinants, tachés de rose et de noir, pour distribuer une propagande insane. Vous les avez vus se payer des annonces prétendument rectificatives avec l'argent des contribuables. Vous avez pu examiner le fonctionnement navrant des grands partis, leurs positions ambiguës, leurs alliances contre nature, leur soutien à la retirette. Vous avez surtout ressenti, sur la fin, le poids énorme, accablant de la grosse machine de l'establishment qui, toutes idéologies confondues et perdant complètement le sens de la mesure, a mobilisé l'entier de la puissance de feu étatique contre les francs-tireurs. Car en fin de compte, avant d'être de gauche ou de droite ou du centre, vous étiez d'abord des intrus qui avaient la prétention insensée de pénétrer dans le sérail politique. 

La grande presse fut relativement équitable à votre égard. Relativement: on peut regretter qu'elle n'ait pas donné l'importance qu'il méritait au scandale des épreuves cantonales de référence. Elle le connaissait pourtant. Elle aurait aussi dû dénoncer elle-même certains mensonges incontestables de vos adversaires. Mais la grande presse fait plus ou moins partie de la grosse machine et tient à préserver un consensus minimum avec l'officialité. 

Vous avez tenu le cap. Vous avez répété, commenté et argumenté vos propositions. Vous avez supporté, selon le mot de Kipling, «d'entendre vos paroles [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 9 Sep 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
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						<title>Des finances trop saines</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1982</link>
						<description>La Nation n° 1923 - Cédric Cossy - Les finances de l'Etat de Vaud vont bien, merci. Durant les cinq exercices 2006 à 2010, il a été possible de réduire la dette de 5,1 milliards (contre 3,9 prévus dans les budgets), de procéder à des amortissements extraordinaires pour environ 1,8 milliards et de créer des réserves. On l'a récemment appris, celles-ci sont même surdimensionnées, puisque le Conseil d'Etat a dû trouver d'urgence une utilisation au demi-milliard d'excédents du fonds réservé à la péréquation intercantonale (RPT). Malgré cette politique de fourmi, les excédents de revenus cumulés ont atteint 1,56 milliard, un résultat presque indécent comparé aux chiches équilibres précautionneusement annoncés dans chaque budget. L'exercice 2011 ne dépareillera pas la série puisque, selon notre suave ministre des finances, «les dernières projections […] laissent entrevoir un résultat supérieur aux prévisions»1. 

Cette santé éclatante surprend si l'on considère l'augmentation de 14,6% des dépenses de fonctionnement sur la même période. Les bons résultats vaudois s'expliquent en fait par la croissance surproportionnelle des rentrées, notamment fiscales. En cinq ans, ces dernières ont enflé de 1,2 milliard (+ 31%)! 

Un autre facteur ayant favorisé les chiffres noirs est la difficulté du Canton à concrétiser les investissements prévus. Sur les 1,22 milliard des budgets cumulés du dernier quinquennat, seuls les trois quarts ont été effectivement dépensés. Pour l'année 2010, 304 millions ont tout de même été investis, record absolu des dix derniers exercices. 

* * * 

Le premier commentaire que suscitent ces chiffres est que, contrairement aux affirmations du Gouvernement vaudois, l'Etat ne maîtrise pas la croissance de ses charges d'exploitation. Leur augmentation de près de 15% ne se laisse justifier ni par l'augmentation du coût de la vie (+4,2% durant la même période), ni par celle de la population résidente (+8,8%; où sont les économies d'échelle?), ni même par la combinaison de ces deux facteurs. Ceci est préoccupant: le quinquennat passé était une période de bonne conjoncture, comme le prouvent les rentrées fiscales. Que va-t-il advenir des dépenses de fonctionnement si la situation économique se dégrade, entraînant une hausse des charges sociales? 

Deuxièmement, il faut s'interroger sur la capacité du Canton à investir dans son infrastructure. A l'exception de 2010, les investissements n'ont jamais atteint les plafonds budgétisés; au cours de ce dernier lustre, les projets d'infrastructure ont au mieux représenté la moitié des investissements de l'Etat. La modestie de ces engagements est sans mesure avec l'annonce faite au début de cet été d'un Canton qui caresse l'ambition d'héberger bientôt un million d'habitants. 

La capacité de développement avérée nous semble insuffisante pour deux raisons. Nous soupçonnons d'abord le Service du développement territorial (rattaché au Département de l'économie) et les Services des routes et de la mobilité (rattachés au [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 9 Sep 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>A un enseignant hésitant</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1962</link>
						<description>La Nation n° 1922 - Olivier Delacrétaz - Mon cher ami, 

Tu ne voteras pas LEO, qui n'est, me dis-tu, qu'un EVM bis. Ces vieilles idées, réchauffées dans les marmites jamais lavées du Département, exhalent un remugle provincial et sectaire qui te soulève le coeur. 

Pourtant, tu regimbes devant la perspective de soutenir Ecole 2010. 

Tu fais entièrement tien le constat de faillite scolaire qui est à l'origine de l'initiative. Les propositions de ses auteurs répondent à tes désirs et à tes soupirs: enseignement structuré, autonomie pédagogique des enseignants, répartition des élèves selon leur avenir professionnel prévisible, rigueur dans les évaluations, procédures de promotion sans équivoque, travail bien fait, respect réciproque. 

Tu n'es guère impressionné, si ce n'est négativement, par la campagne outrancière des partisans de LEO, qui encombre jusqu'aux casiers des maîtres. Tu ne dénonces pas une «pédagogie noire» quand on te parle de pédagogie «explicite». Tu ne penses pas qu'une filière soit un outil de «ségrégation». 

Pragmatique, tu n'es pas du genre à refuser une conception de l'école sous prétexte qu'elle ressemblerait à «l'école de papa». Ton papa n'était pas un imbécile ni son école une école de crétins. Elle t'a pourvu d'un bagage sensiblement plus consistant que celui des malheureux qui sortent aujourd'hui d'EVM. 

Tu te rends bien compte aussi, je me flatte d'y être pour quelque chose, qu'il faut juger l'initiative sur ses propositions principales et dans l'esprit de leur rédaction. Si tel point particulier devait gêner à l'usage, le Grand Conseil pourrait sans difficulté y porter remède. 

Tout cela, tu le sais, et pourtant, tu résistes. Pourquoi? Le sais-tu toi-même? Permets-moi de risquer une hypothèse. 

Tu considères ta hiérarchie comme une bureaucratie tyrannique composée de petits chefs enflés de leur petit pouvoir, de grands chefs qui considèrent toute objection comme un crime de lèse-majesté, d'enseignants incompétents recyclés dans la surveillance de leurs anciens pairs, de chercheurs en pédagogie qui justifient leur salaire en pondant des méthodes aussi parfaites qu'inutilisables, de directeurs aux ordres et de politiciens aérolithiques qui interviennent souverainement dans l'exercice d'un métier qu'ils ne connaissent pas. C'est en tout cas ce que tu dis en fin de soirée. 

Quoi qu'il en soit, tu as pris ton parti de ce que tu appelles (pardon à nos lecteurs) le foutoir de la Barre et joues depuis des années ta pédagogie en solo. Tu complètes ou remplaces les méthodes «scientifiques» du Département par d'autres, que tu as librement choisies, avec des manuels importés sous le manteau et des forêts de photocopies: «Quand la porte de la classe est fermée, je suis le maître…» proclames-tu fièrement. Tu n'es pas le seul. Tes collègues sont si nombreux à faire de même que les autorités, faute de pouvoir sanctionner votre incorrection idéologico-méthodologique, se contentent d'exiger que vous ne fassiez pas de vagues ni de bruit. De fait, tu [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
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						<title>Droits politiques des étrangers: de la spoliation à la désintégration</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1964</link>
						<description>La Nation n° 1922 - Alexandre Pahud - Dans La Nation du 29 juillet dernier, M. Olivier Delacrétaz analyse sous l'angle des institutions les principaux défauts de l'initiative pour l'octroi des droits politiques aux étrangers sur le plan cantonal, initiative soumise au peuple vaudois le 4 septembre prochain. D'autres personnes, comme M. Philippe Leuba1 ou M. Frédéric Dovat2, ont développé des critiques de nature similaire. Si une approche institutionnelle «statique» se révèle indispensable, elle ne constitue pas l'unique manière de traiter la question. Afin de mesurer toute la nocivité du projet socialiste, il convient d'en appréhender également les mécanismes d'un point de vue dynamique et les enjeux de pouvoir sur le long terme. 

S'inscrivant dans le prolongement du droit de vote et d'éligibilité des étrangers au niveau communal, sournoisement introduit dans la nouvelle Constitution de 2003 parmi une multitude d'autres dispositions, l'initiative «Vivre et voter ici» envisage une extension du corps électoral selon des critères purement administratifs, sans égard au degré réel d'intégration des intéressés. En effet, pour participer au scrutin, il suffira qu'un étranger ait séjourné dix ans en Suisse et trois ans dans le Canton de Vaud, au bénéfice d'une autorisation. Peu importe s'il maîtrise mal le français, fréquente exclusivement des compatriotes ou tire ses revenus des services sociaux. Les exigences formelles que met l'initiative, en raison même de leur formalisme, doivent être considérées comme des maxima provisoires dont la gauche réclamera l'assouplissement à chaque occasion propice. Dans un régime fondé sur la mythologie égalitaire et le clientélisme électoral, comment admettre qu'un sans-papier qui vit et travaille en Suisse depuis longtemps se trouve exclu de la masse des votants? Quand les racines poussent en quatre ans, pourquoi faudrait-il attendre encore six longues années avant de donner son avis? 

Depuis ses origines, la Ligue vaudoise conteste le système des partis qui introduit des divisions artificielles au sein du corps politique, subordonnant la recherche du bien commun et la résolution de problèmes concrets à de stériles compétitions électorales sur fond de pesanteurs idéologiques. Pourtant, jusqu'à présent, il s'agit de querelles internes à la société vaudoise, qui mettent aux prises périodiquement différents groupes de citoyens. Même si les divergences sont profondes et les inimitiés tenaces, on reste tout de même entre compatriotes, c'est-à-dire entre personnes unies par une communauté de destin, et donc condamnées à trouver un modus vivendi minimal. Avec le vote des étrangers, la politique change de nature, puisque des éléments allogènes vont interférer désormais dans les affaires d'une collectivité à laquelle, par définition, ils n'appartiennent pas. Lors des votations et des élections futures, certains nationaux vont donc s'allier à des étrangers contre d'autres nationaux. En temps de crise profonde ou de guerre, une attitude politique aussi [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>Une drôle de conférence de presse</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1965</link>
						<description>La Nation n° 1922 - Pierre-Gabriel Bieri - La conseillère d'Etat en charge du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture a tenu une conférence de presse mardi 16 août. Les informations chiffrées et factuelles sur la rentrée scolaire, qui occupaient la grande partie de la documentation remise à cette occasion, ont été évoquées en cinq minutes. Ensuite, Mme Anne-Catherine Lyon a passé vingt minutes à dresser un virulent réquisitoire contre l'initiative populaire Ecole 2010. Le reste de l'heure à disposition a été consacré à une présentation dithyrambique du contre-projet officiel LEO, parsemée de quelques invectives supplémentaires contre Ecole 2010. 

On ne s'attendait certes pas à une présentation loyale des enjeux de la votation du 4 septembre prochain. On a néanmoins été sidéré par l'agressivité des propos tenus à cette occasion, par le cynisme des accusations portées contre les auteurs et les partisans d'Ecole 2010, par la lecture sélective et partiale qui a été faite de certains passages isolés de l'argumentaire de l'initiative, et par la malhonnêteté intellectuelle avec laquelle les revendications de cette dernière ont été «interprétées». Même les journalistes présents se sont étonnés de ce ton inhabituel, certains interrogeant Mme Lyon pour savoir si elle exprimait ainsi la position du Conseil d'Etat ou celle du Parti socialiste. 

De fait, ce que l'on a entendu ce jour là ne ressemblait pas au discours d'un membre d'un pouvoir exécutif, mais plutôt à celui d'un chef de clan excitant ses troupes. Lesquelles ont répondu à cet appel en diffusant dans la presse, trois jours plus tard, des accusations encore plus délirantes à l'encontre des auteurs de l'initiative Ecole 2010. Après avoir été accusés d'être des «esprits chagrins» soucieux d'«instrumentaliser l'école», des suppôts de l'UDC, élitistes, ségrégationnistes, méprisants envers les enfants, irrespectueux des jeunes générations, voire fanatiques du clivage social et nostalgiques d'une société hiérarchisée, les enseignants et parents souhaitant un retour aux méthodes traditionnelles se voient désormais pointés du doigt comme d'obscurs promoteurs de pédagogies militaires américaines! Pendant ce temps, les relais de la gauche répandent sur internet de fausses «explications» inquiétantes sur les conséquences qu'aurait l'initiative Ecole 2010. 

On comprend que l'école représente un enjeu vital pour la gauche – celui qui déclenche la révolution doit s'emparer de la radio et de la télévision, mais celui qui la prépare cherche d'abord à prendre le contrôle de l'école. Cela justifie-t-il que l'on tolère les dérapages à répétition auxquels se livrent les socialistes vaudois et leurs compagnons de route?</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Le franc fort</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1966</link>
						<description>La Nation n° 1922 - Jean-François Cavin - Un franc suisse fort comme jamais face à l'euro et au dollar, notre industrie d'exportation et notre tourisme en proie à l'inquiétude, la Bourse au plus bas sur presque toutes les places du globe, les Etats-Unis d'Amérique dégradés au rang de débiteur un peu douteux par une agence de notation, des banques centrales cachant mal leur impuissance derrière de pauvres effets d'annonce, des rencontres au sommet proches du fond de l'abîme, quelle tempête sur la finance mondiale! 

Les crises sont généralement prévisibles dans leur principe, mais on ne sait ni quand ni comment elles éclateront, en particulier quelle sera leur ampleur. La crise de l'euro couve pratiquement depuis sa création, après un début en fanfare; car une monnaie ne peut inspirer confiance que si elle est l'expression d'un Etat, ou d'un groupe d'Etats, menant une politique financière digne de cette confiance. Or les «critères de Maastricht» fixés à l'origine, portant sur l'ampleur de la dette et des déficits publics, n'ont jamais été pleinement observés; bientôt plusieurs Etats les ont ouvertement violés, ou ont truqué leurs statistiques pour avoir bonne façon. Le gouverneur de la banque centrale européenne, gardien de l'euro, devait savoir que plusieurs pays trichaient, et il trichait lui-même en feignant de croire qu'on pouvait continuer de la sorte. 

Quand il apparaît que la Grèce, le Portugal, l'Espagne, l'Italie pourtant familière des miracles, et même l'habile Irlande (trop habile en misant tout sur les secteurs volatiles de la finance et de l'informatique?) ne peuvent pas s'en sortir; que l'Allemagne ne peut ou ne veut plus porter le fardeau de l'incurie de ses partenaires surendettés; que la fuite en avant semble n'avoir pas de fin, qui peut croire à l'avenir de l'euro? Qui donc veut en garder dans son escarcelle? Et quand les Etats-Unis frôlent la cessation de paiement, à force de dépenser des milliers de milliards dans d'incertaines campagnes militaires menées dans de lointaines contrées où ils n'arriveront guère à étendre leur empire par les armes; quand la survie du dollar tient à la patience des mandarins de Pékin, qui donc veut garder des billets verts dans son portefeuille? 

Les investisseurs – pourquoi les qualifier de spéculateurs? – se tournent donc vers des valeurs tenues pour sûres, l'or, d'autres matières premières, l'immobilier là où il ne forme pas une bulle, et le franc suisse pour le malheur d'une partie de notre économie. 

Une autre partie, d'ailleurs, bénéficie du franc fort ou en souffre moins que les exportateurs les plus exposés. Les consommateurs de produits importés devraient être à la fête, à condition que les détaillants puissent faire rendre gorge aux importateurs exclusifs abusant de la situation. Pour certains industriels, le coût du produit comprend une large part d'intrants importés à bon compte. D'autres exportent des pièces de très haute précision dont le prix, même augmenté, ne pèse pas beaucoup dans le coût global de la machine [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>L'avenir de Mme Lyon</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1967</link>
						<description>La Nation n° 1922 - Olivier Delacrétaz - Mme Lise Bourgeois a posé la question à Mme Lyon1: «Après l'échec en votation populaire du projet de Musée des Beaux-arts à Ouchy, supporteriez-vous un nouveau désaveu?» Mme Lyon a répondu que ce n'est pas seulement son projet, mais aussi celui du Conseil d'Etat et du Grand Conseil et de tous les partis sauf l'UDC. Cette réponse n'est pas plus exacte que ses discours de campagne. D'abord, l'UDF vote aussi oui à l'initiative et non au contre-projet. Ensuite, les Vert'libéraux soutiennent le double oui, comme le parti libéral, qui recommande en outre de donner la préférence à Ecole 2010 dans la question subsidiaire. 

Mme Lyon ajoute: «Cela dit, l'échec peut aussi être stimulant. Après la votation sur les Beaux-arts, j'ai fait analyser les choses et cela m'a poussée à faire mieux.» 

Comparaison absurde! Dans le cas du musée, il s'agissait d'une décision d'espèce que la majorité du peuple n'a pas partagée. Cela ne mettait pas son autorité politique ou morale en cause. Personne ne pense que Mme Lyon s'est déjugée en proposant un nouveau site pour le musée. 

En revanche, dans le cas évoqué par Mme Bourgeois, il y a une incompatibilité philosophique et politique entre Ecole 2010 et le contre-projet. L'opposition porte sur la nature même de la société humaine, sur le principe d'autorité, sur le rôle de l'école, sur la transmission des connaissances, accessoirement sur la déontologie en matière de débat politique. Si Mme Lyon prétendait rester en poste après une victoire d'Ecole 2010, elle serait contrainte soit d'appliquer le texte de l'initiative selon les interprétations erronées qu'elle en a données, soit de piétiner ses convictions. 

Mais nous n'en sommes pas encore là. Disons simplement que la conseillère d'Etat s'étant donnée corps et âme au contre-projet, il sera juste qu'elle suive le destin que le peuple aura décidé de lui assigner. 

 

NOTES: 

1 24 heures du mercredi 17 août.</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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