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			<title>Ligue vaudoise</title>
			<link>http://www.ligue-vaudoise.ch</link>
			<description>ACTUALITÉS DU SITE WWW.LIGUE-VAUDOISE.CH</description>
			<language>fr</language>
			<lastBuildDate>Fri, 18 May 2012 17:20:30 GMT</lastBuildDate>
			<copyright>Ligue vaudoise</copyright>
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				<title>Ligue vaudoise</title>
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				<description>Ligue vaudoise</description>
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						<title>Mercredi 23Â mai: Suisse-Europe: l&amp;#039;Esprit de rĂ©sistance, avec FranĂ§ois Schaller</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?id=163</link>
						<description>II y a tout juste vingt ans, Ă  l&amp;#039;Ă©poque du TraitĂ© de Maastricht, les Suisses refusaient d&amp;#039;adhĂ©rer Ă  l&amp;#039;Espace Economique EuropĂ©en (EEE). Ce fut la fin des vellĂ©itĂ©s d&amp;#039;adhĂ©sion Ă  l&amp;#039;Union EuropĂ©enne. Cette singularitĂ© alimente encore un malaise diffus mais permanent, en Suisse comme en Europe. 

Auteur d&amp;#039;un rĂ©cent ouvrage intitulĂ© &amp;quot;L&amp;#039;Esprit de rĂ©sistance&amp;quot;, M. FranĂ§ois Schaller est un eurosceptique et anti-adhĂ©sionniste de la premiĂ¨re heure. Ce livre rassemble cinq textes rĂ©digĂ©s Ă  partir de notes des annĂ©es 1990 et 2000, dans l&amp;#039;atmosphĂ¨re des dĂ©bats passionnĂ©s qui ont eu lieu en Suisse Ă  propos des relations avec l&amp;#039;Europe. 

Selon M. Schaller, rĂ©sister Ă  l&amp;#039;Union EuropĂ©enne n&amp;#039;est pas qu&amp;#039;une position politique. C&amp;#039;est une position intellectuelle complĂ¨te, qui s&amp;#039;oppose Ă  une certaine conception du pouvoir et de la [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Wed, 23 May 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Prix du livre: une loi inopportune</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2087</link>
						<description>La Nation n° 1934 - Denis Ramelet - 
	La ConfĂ©dĂ©ration doit-elle rĂ©glementer le prix du livre? Telle est lâ€™une des cinq questions au menu des votations fĂ©dĂ©rales du 11 mars. AprĂ¨s bien des discussions, la Ligue vaudoise est arrivĂ©e Ă  la conclusion quâ€™il ne convient pas que la ConfĂ©dĂ©ration rĂ©glemente le prix du livre, du moins en lâ€™Ă©tat actuel des choses.

	Il y a en Suisse quelque sept cents librairies, soit une pour onze mille habitants. Les ententes cartellaires romande et alĂ©maniques ont Ă©tĂ© supprimĂ©es en 1992 et 2007. Durant les vingt derniĂ¨res annĂ©es, une cinquantaine de librairies romandes (soit environ un quart dâ€™entre elles) ont disparu. Actuellement, les deux chaĂ®nes franĂ§aises FNAC et Payot1 se partagent les deux tiers du marchĂ© romand. Environ 80% des livres de langue franĂ§aise vendus en Suisse romande sont importĂ©s de France. Sur ordre de leur maison-mĂ¨re parisienne, les diffuseurs2 ranĂ§onnent Ă©hontĂ©ment les riches HelvĂ¨tes en fixant des prix en francs suisses dĂ©passant de trĂ¨s loin le taux de change.

	Pendant les annĂ©es au cours desquelles lâ€™euro oscillait entre 1 franc 50 et 1 franc 60, les prix nominaux en francs suisses avoisinaient le double du prix nominal en euros, ce qui reprĂ©sentait une Â«surtaxeÂ» de 25 Ă  35% par rapport au taux de change3. Depuis que lâ€™euro est tombĂ© Ă  1 franc 20 lâ€™Ă©tĂ© dernier, la baisse nâ€™a Ă©tĂ© rĂ©percutĂ©e que trĂ¨s partiellement par les diffuseurs, si bien que la surtaxe sâ€™Ă©lĂ¨ve aujourdâ€™hui Ă  40-45% au minimum, avec des pointes Ă  65-70%! Dans ces conditions, il est normal quâ€™une proportion croissante des achats de livres se fasse via internet. Sur Amazon en particulier, les prix sont franco de port Ă  partir de 20 euros. Un livre Ă  20 euros revient donc Ă  24 francs net, au lieu de 35 francs en librairie. La part dâ€™internet dans le marchĂ© du livre Ă©tait Ă©valuĂ©e Ă  10% en France en 2009 et entre 10 et 15% en Suisse romande en 2008. A notre avis, cette part a dĂ» Â«exploserÂ» ces deux derniĂ¨res annĂ©es avec la baisse de lâ€™euro. Les librairies romandes ont vu leur chiffre dâ€™affaire baisser de 12% en 2011, Payot a commencĂ© Ă  licencier. Cette tendance risque de sâ€™accentuer si les prix pratiquĂ©s en librairie restent si scandaleusement excessifs.

	Venons-en Ă  prĂ©sent Ă  la loi soumise au vote. Elle trouve son origine dans une initiative parlementaire dĂ©posĂ©e par feu Jean-Philippe Maitre en 2004, bien avant lâ€™effondrement de lâ€™euro et le dĂ©veloppement de la concurrence dâ€™internet. Le propos Ă©tait alors de lutter contre la disparition des petites librairies, imputĂ©e aux grandes surfaces â€“ quâ€™elles soient spĂ©cialisĂ©es comme Payot, Â«multiproduitsÂ» comme la FNAC ou gĂ©nĂ©ralistes comme Migros, Coop ou Manor â€“ accusĂ©es, Ă  juste titre, de casser les prix sur les bestsellers (Harry Potter, le dernier Goncourtâ€¦). En effet, le prix du livre Ă©tant prĂ©sentement libre en Suisse, le libraire peut faire les rabais quâ€™il veut, rabotant [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 10 Feb 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
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					<item>
						<title>Six semaines de vacances obligatoires</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2099</link>
						<description>La Nation n° 1933 - Olivier DelacrĂ©taz - 
	Lâ€™article 110 de la Constitution fĂ©dĂ©rale est consacrĂ© au travail. Le 11 mars, nous voterons sur une initiative du syndicat Travail.suisse qui propose dâ€™y ajouter lâ€™alinĂ©a suivant: Tous les travailleurs ont droit Ă  des vacances payĂ©es de six semaines par an au minimum. Par Â«travailleurÂ», le texte veut dire Â«employĂ©Â». Les patrons et les indĂ©pendants ne travaillent pas, câ€™est bien connu.

	Le motif invoquĂ© est que les relations dans le monde du travail sont plus dures que naguĂ¨re: concurrence accrue entre les entreprises et Ă  lâ€™intĂ©rieur de celles-ci, accroissement de la charge du travail, instabilitĂ© des emplois. Cette Ă©volution engendre le stress, lâ€™Ă©puisement et la dĂ©pression, sans parler dâ€™un absentĂ©isme coĂ»teux pour lâ€™Ă©conomie.

	Tout nâ€™est pas faux dans cette description. Mais tout est disproportionnĂ© et donne une image biaisĂ©e de la rĂ©alitĂ©.

	Lâ€™initiative prĂ©sente trois dĂ©fauts. Le premier, qui touchera surtout les juristes, est que la durĂ©e des vacances nâ€™est pas un sujet de rang constitutionnel. Le deuxiĂ¨me est que le recours Ă  la loi court-circuite le rĂ©gime des conventions collectives. Le dernier est circonstanciel: une augmentation gĂ©nĂ©rale des vacances nâ€™est pas vraiment la bonne rĂ©ponse aux problĂ¨mes Ă©conomiques actuels.

	Reprenons. En soi, il nâ€™y a aucun problĂ¨me Ă  ce que des employĂ©s jouissent de six semaines de vacances si les syndicats et les patrons concernĂ©s sont tombĂ©s dâ€™accord sur ce point. La durĂ©e des vacances nâ€™est pas une question de principe. Et prĂ©cisĂ©ment parce quâ€™elle nâ€™est pas une question de principe, elle nâ€™a rien Ă  faire dans la Constitution fĂ©dĂ©rale. La Constitution a pour fonction principale de formaliser les relations stables qui structurent la ConfĂ©dĂ©ration et les grands principes qui orientent perpĂ©tuellement son action. Comme il nâ€™y a dâ€™initiative que constitutionnelle, on pourrait sans doute imaginer quâ€™une menace gravissime pesant sur les souverainetĂ©s cantonales ou lâ€™indĂ©pendance de la Suisse impose le lancement dâ€™une initiative sur un sujet de rang lĂ©gislatif. Mais dans le cours normal des choses, câ€™est le cas en lâ€™occurrence, la Constitution ne doit pas ĂŞtre utilisĂ©e comme un simple levier de pouvoir pour imposer un point de vue partisan.

	Dans notre rĂ©gime de nĂ©gociations paritaires et de conventions collectives, les reprĂ©sentants des employĂ©s et des patrons dĂ©battent non en termes dâ€™affrontement dâ€™idĂ©es gĂ©nĂ©rales, mais en fonction de situations concrĂ¨tes. Les dĂ©bats dĂ©bouchent sur des accords diffĂ©renciĂ©s selon la branche, selon les conditions de travail, selon aussi la capacitĂ© des nĂ©gociateurs. Cette volontĂ© de rester rĂ©aliste et dâ€™aboutir Ă  un accord acceptable par les deux parties est infiniment plus adĂ©quate pour aborder les questions Ă©conomiques que le systĂ¨me rigide de lâ€™Ă©tatisme Ă  la franĂ§aise. Pensons aux problĂ¨mes, pas encore surmontĂ©s [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>Quand lâ€™Ă©conomie croĂ®t en marge du bien commun</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2088</link>
						<description>La Nation n° 1932 - Olivier DelacrĂ©taz - Les finances du Canton et de la ConfĂ©dĂ©ration sont relativement saines. La dette vaudoise est en voie dâ€™amortissement. Les rentrĂ©es fiscales augmentent chaque annĂ©e, argent provenant non dâ€™une quelconque bulle spĂ©culative, mais dâ€™un travail rĂ©el dĂ©bouchant sur une production de richesses rĂ©elles. Le chĂ´mage est faible. Les petites et moyennes entreprises ont encore une marge de manĹ“uvre devant elles. Beaucoup dâ€™entre elles ont des rĂ©serves. ComparĂ©e Ă  la situation financiĂ¨re et sociale des Etats qui nous entourent, la nĂ´tre est loin dâ€™ĂŞtre mauvaise. Mais elle est tout aussi loin dâ€™enthousiasmer la population. 

Le premier numĂ©ro de lâ€™annĂ©e de PME Magazine a demandĂ© Ă  douze patrons de petites et moyennes entreprises de tout genre comment ils envisageaient le futur immĂ©diat. Aucun nâ€™aborde lâ€™annĂ©e 2012 la fleur au fusil. Trop de facteurs nous menacent, sur lesquels nous nâ€™avons que peu de prise, ou pas de prise du tout: le poids du franc suisse, la rĂ©cession qui menace plusieurs Etats dans lesquels nous exportons, lâ€™amĂ©lioration constante des produits concurrents, notamment asiatiques, sans parler des entraves propres Ă  la bureaucratie suisse qui dĂ©savantagent nos producteurs par rapport Ă  leurs concurrents. Dans le meilleur des cas, il faudra beaucoup se battre pour conserver une partie de nos avantages actuels. De lĂ  cette situation ambiguĂ«de prospĂ©ritĂ© morose. 

On peut se demander si le sentiment de fragilitĂ© que nous ressentons ne provient pas, aussi, du fait quâ€™une part croissante de lâ€™activitĂ© Ă©conomique sur notre territoire se dĂ©roule en dehors du bien commun. Elle nâ€™est plus reliĂ©e aux autres activitĂ©s, Ecole, UniversitĂ©, arts et littĂ©rature, vie de lâ€™Eglise, etc. Cette marginalisation est avant tout le fait des entreprises multinationales, mĂŞme suisses, qui par leurs structures, tendent Ă  Ă©chapper au cadre naturel de la communautĂ© politique. Ces entreprises rapportent sans doute beaucoup dâ€™argent et fournissent de nombreux emplois. Mais elles nous Ă©chappent, elles sont Ă©trangĂ¨res Ă  la population vaudoise dans leurs perspectives, dans leurs usages â€“ ou plutĂ´t leurs manques dâ€™usages â€“, souvent dans leur langue. 

Or, le bien commun rĂ©sulte prĂ©cisĂ©ment de la composition des biens particuliers des groupes et des personnes â€“ on peut mĂŞme dire quâ€™il est cette composition â€“, et non dâ€™une flambĂ©e Ă©conomique maximale. Lâ€™harmonie de lâ€™ensemble est lâ€™essentiel, dĂ»t-elle coexister avec une relative pauvretĂ©. 

La participation de lâ€™Ă©conomie au bien commun se rĂ©alise dĂ©jĂ  par la simple durĂ©e, qui ancre les entreprises dans le paysage politique et social; par la contribution de celles-ci Ă  la transmission du savoir-faire; par le dialogue loyal entre les partenaires syndicaux; par le respect de la dĂ©ontologie Ă  lâ€™Ă©gard des consommateurs; par la prise en compte par chaque entreprise de son rĂ´le dans la rĂ©gion. 

La [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Lâ€™impossible parti du centre</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2075</link>
						<description>La Nation n° 1931 - Olivier DelacrĂ©taz - Ces deux derniers Entretiens du mercredi, nous avons reĂ§u des reprĂ©sentants de partis dits Â«du centreÂ». Leur approche est a priori sĂ©duisante. Soucieux dâ€™Ă©quilibre, de mesure et dâ€™unitĂ©, dĂ©sireux de tenir compte des intĂ©rĂŞts et des sentiments de lâ€™homme ordinaire, ils refusent lâ€™idĂ©ologie, ses excĂ¨s Ă©motionnels et les oppositions inutiles quâ€™elle suscite Ă  lâ€™intĂ©rieur du pays. 

Il y a quelque chose de fondamentalement juste dans cette volontĂ© de rassembler les Ă©lĂ©ments de la rĂ©alitĂ© politique dispersĂ©s au grĂ© des idĂ©ologies partisanes. Mais un parti du centre peut-il Ă©viter que sa doctrine ne soit un patchwork, avec un peu de conservatisme, un peu de progressisme, une pointe de profit, une touche de social, du fĂ©dĂ©ralisme mais pas trop, pas trop dâ€™Ă©tatisme mais quand mĂŞme assez, de la libertĂ© mais cadrĂ©e par les lois, etc.? Ce grappillage doctrinal peut plaire au citoyen de sens rassis ou de cervelle flottante. Mais ne sâ€™inspirant pas dâ€™une idĂ©e forte, ne dĂ©fendant pas un intĂ©rĂŞt Ă©conomique Ă©vident ni une classe sociale importante, nâ€™Ă©veillant pas de passions spectaculaires, il ne va pas rallier les foules. 

On a certes vu des partis du centre puissants. Ce fut le cas du parti radical, notamment dans le Canton de vaud. Mais il avait investi le gouvernement depuis longtemps quand il sâ€™est manifestĂ© comme centriste. Au moment de la conquĂŞte du pouvoir, il Ă©tait rĂ©solument Ă  gauche, Ă©tatiste et centralisateur. Il ne modĂ©ra ces tendances que quand il fut solidement installĂ©. Il pouvait se dire au centre parce quâ€™il Ă©tait partout, et ramenait tout Ă  lui. Sâ€™il avait Ă©tĂ© mĂ» dĂ¨s 1848 par une volontĂ© centriste, il aurait connu un tout autre destin ou, plus probablement, pas de destin du tout. 

Lâ€™idĂ©e que la vĂ©ritĂ© politique se trouve au centre renvoie tout naturellement Ă  la notion aristotĂ©licienne de Â«voie moyenneÂ». On connaĂ®t les exemples: pour accomplir sa nature, lâ€™homme ne doit ĂŞtre ni couard ni tĂ©mĂ©raire, mais courageux; ni avare ni prodigue, mais gĂ©nĂ©reux; ni ratiocineur ni irrationnel, mais raisonnable. 

Il faut bien voir que la voie moyenne nâ€™est pas seulement un centre entre les deux voies extrĂŞmes. Elle leur est aussi supĂ©rieure, comme le sommet dâ€™un triangle isocĂ¨le est Ă  la fois au milieu et au dessus des deux autres angles. La voie moyenne nâ€™est pas un simple mĂ©lange de deux excĂ¨s opposĂ©s: la tempĂ©rance nâ€™est pas faite dâ€™un peu de goinfrerie et dâ€™un peu dâ€™anorexie. La voie moyenne nâ€™est pas de mĂŞme nature que les deux termes extrĂŞmes, qui sont des produits de dĂ©composition. Elle est une synthĂ¨se. 

Il en va de mĂŞme en politique: lâ€™individualisme et le collectivisme sont les produits dâ€™une dĂ©composition communautaire. Il ne suffit pas de prendre un peu des deux en fonction de son inspiration personnelle pour retrouver lâ€™Ă©quilibre et lâ€™unitĂ© auxquels rĂŞvent les centristes. 

Pour rendre [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>Â«A mercredi prochain!Â» â€“ De lâ€™importance dâ€™une doctrine incarnĂ©e</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2084</link>
						<description>La Nation n° 1931 - FĂ©licien Monnier - La politique ne se limite pas Ă  une simple tĂ˘che de gestion. Quiconque prĂ©tend vouloir prĂ©sider aux destinĂ©es dâ€™un pays doit mener son action de maniĂ¨re cohĂ©rente. Les hommes ne sont pas des automates. Lâ€™alchimie humaine dĂ©fie les sciences exactes et pousse souvent Ă  la perplexitĂ©. Nâ€™importe quel sociologue lâ€™affirmera: lâ€™Ă©tude des groupes sociaux, des diffĂ©rentes communautĂ©s qui habitent un pays, est chose difficile. Câ€™est une activitĂ© faite de tĂ˘tonnements, dâ€™empirisme et dâ€™hypothĂ¨ses Ă  nuancer. La politique, qui doit souvent prendre des dĂ©cisions difficilement rĂ©vocables, nâ€™en sera que plus dĂ©licate Ă  mener. Le seuil de tolĂ©rance dâ€™une communautĂ© Ă  lâ€™indĂ©cision de ses autoritĂ©s est trĂ¨s bas. La rĂ©alitĂ© est pourtant complexe. VoilĂ  qui plaide dĂ©jĂ  contre la centralisation, qui est distance et abstraction. 

Le dĂ©bat politique supporte mal le simplisme, mĂŞme si les vues Ă©lectorales de ses participants lâ€™imposent trop souvent. Souvenons-nous seulement des subtils dĂ©veloppements quâ€™exigeaient les dĂ©bats sur lâ€™initiative anti-minarets, sur lâ€™internement Ă  vie des dĂ©linquants sexuels dangereux, contre lâ€™arme Ă  la maisonâ€¦ 

La conclusion quâ€™il convient de tirer de ces premiĂ¨res remarques est quâ€™un mouvement politique ne peut pas se passer dâ€™une rĂ©flexion permanente sur les questions qui, presque toujours de maniĂ¨re inattendue, surgissent sur la scĂ¨ne politique. Les solutions prĂ©conisĂ©es feront le plus souvent Ă©cho Ă  sa doctrine; son idĂ©ologie sâ€™il est plutĂ´t simpliste. En bonne logique, et un peu comme la question de lâ€™oeuf et de la poule, la doctrine renverra aux orientations concrĂ¨tes. Entre la pratique et la thĂ©orie devrait alors sâ€™Ă©tablir une cohĂ©rence doctrinale. 

Cela ne se fait pas sans effort. Etablir puis maintenir une doctrine politique demande de lâ€™assiduitĂ© et de la discipline au groupe qui en fait lâ€™exercice. Des membres du mouvement, dont il ne pourra raisonnablement ĂŞtre exigĂ© une adhĂ©sion absolue aux idĂ©es, il sera attendu de lâ€™abnĂ©gation parfois, de la fidĂ©litĂ© toujours. Certes, mener une rĂ©flexion doctrinale de fond nâ€™est pas toujours confortable â€“ le parti radical ne choisit-il pas naguĂ¨re de prĂ©fĂ©rer le confort du pouvoir Ă  lâ€™ascĂ¨se de la doctrine? Mais la rĂ©flexion doctrinale est fondamentale, au risque de sâ€™endormir sur le banc de la gare, et de voir partir le train sans lâ€™avoir entendu siffler. 

Mais mĂ©fions-nous, la rĂ©flexion politique ne se contente pas seulement du niveau des principes. Entendons par lĂ  celui de la discussion de philosophie politique, celle qui cherchera Ă  articuler la libertĂ©, lâ€™Ă©galitĂ©, la volontĂ©, la rĂ©volte, la raison ou dâ€™autres questions philosophiques, en vue de la conduite dâ€™une communautĂ© politique, prĂ©cisĂ©ment. 

La thĂ©orie doit ĂŞtre sanctionnĂ©e par la pratique, le couperet de la rĂ©alitĂ©. En matiĂ¨re de vie nocturne, la ville de [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 30 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>Une Ă©tape dans la dĂ©gradation de lâ€™art mĂ©dical</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2063</link>
						<description>La Nation n° 1930 - Olivier DelacrĂ©taz - Dans les dĂ©bats sur les Â«rĂ©seaux de soins intĂ©grĂ©sÂ» qui ont occupĂ© les Chambres dĂ¨s 2004, lâ€™avis des sociĂ©tĂ©s de mĂ©decine nâ€™est pour ainsi dire jamais mentionnĂ©. Que le Parlement fĂ©dĂ©ral en soit venu Ă  dĂ©finir la politique de la santĂ© sans le concours des hommes de lâ€™art Ă´te beaucoup de crĂ©dit Ă  cette loi. Car les mĂ©decins ont des choses Ă  dire. Dans son Â«Bloc-notesÂ» de la Revue MĂ©dicale Suisse du 12 octobre dernier, M. Bertrand Kiefer, rĂ©dacteur en chef, dĂ©nonce rien de moins que Â«la disparition soft du libre choix du mĂ©decin, le rationnement cachĂ©, le secret mĂ©dical et le sujet humain sacrifiĂ©s Ă  lâ€™â€śoptimisationâ€ť des traitementsÂ». Lâ€™accusation est centrale, mais nos Ă©lus se jugent apparemment au-dessus de Ă§a. 

La loi sur les rĂ©seaux de soins prĂ©voit que les mĂ©decins et autres Â«fournisseurs de prestationsÂ» peuvent se constituer en Â«rĂ©seaux de soins intĂ©grĂ©sÂ». Ces rĂ©seaux doivent offrir tous les services couverts par lâ€™assurance de base, ce qui exige une Ă©quipe assez complĂ¨te de spĂ©cialistes. Ils concluent avec les assureurs un contrat qui rĂ¨gle Â«notamment la collaboration, lâ€™Ă©change de donnĂ©es, la garantie de la qualitĂ© et la rĂ©munĂ©ration des prestationsÂ». Chaque assureur doit prĂ©voir ce type dâ€™accord dans ses statuts. A ce que nous avons compris, mais la loi dit en rĂ©alitĂ© fort peu de choses, lâ€™accord prĂ©voit un coĂ»t global calculĂ© en fonction du coĂ»t moyen prĂ©visible du patient lambda. Le rĂ©seau et les assureurs sont co-responsables du budget. Jusquâ€™Ă  3% de dĂ©passement, câ€™est le rĂ©seau qui assume. Au-delĂ , ce sont les assureurs. 

Lâ€™assurĂ© qui sâ€™engage Ă  recourir exclusivement Ă  un rĂ©seau de soins intĂ©grĂ©s voit ses primes et sa participation aux coĂ»ts baisser sensiblement. En revanche, il peut ĂŞtre contraint de conclure avec le rĂ©seau un contrat de longue durĂ©e pouvant aller jusquâ€™Ă  trois ans. 

Tant la mise sur pied du rĂ©seau que lâ€™adhĂ©sion de lâ€™assurĂ© sont volontaires. 

En soi, le rĂ©seau nâ€™est pas une mauvaise chose. Le systĂ¨me proposĂ© permettrait sans doute de recadrer ces patients qui, sans passer par le mĂ©decin de famille, sâ€™adressent Ă  toutes sortes de spĂ©cialistes au grĂ© de leur caprice du moment. Ce tourisme, absurde dâ€™un point de vue mĂ©dical, est un facteur dâ€™augmentation des coĂ»ts, dont lâ€™importance est dâ€™ailleurs discutĂ©e. 

Signalons que, dans son principe, le rĂ©seau ne lĂ¨se pas le libre choix du mĂ©decin. Le libre choix nâ€™est pas un droit individuel qui permettrait au malade de gambader sans entrave dâ€™un mĂ©decin Ă  lâ€™autre, mais la condition premiĂ¨re de lâ€™exercice de la mĂ©decine en tant quâ€™elle exige une relation de confiance entre le patient et son mĂ©decin. Le libre choix du mĂ©decin de famille implique lâ€™acceptation a priori â€“ sous rĂ©serve dâ€™une incompatibilitĂ© personnelle toujours possible â€“ de ses dĂ©cisions concernant le recours aux spĂ©cialistes. [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>AndrĂ© Bonnard et lâ€™hellĂ©nisme Ă  Lausanne</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2069</link>
						<description>La Nation n° 1930 - Jean-FranĂ§ois Cavin - Yves Gerhard a-t-il hĂ©sitĂ© Ă  Ă©crire la biographie dâ€™AndrĂ© Bonnard, hellĂ©niste, professeur et Ă©crivain, qui fut aussi un idĂ©ologue pacifiste et un admirateur du communisme stalinien? En tout cas, il tient Ă  expliquer sa dĂ©marche: une parentĂ© par alliance avec AndrĂ© Bonnard, une Â«illuminationÂ» ressentie Ă  seize ans Ă  la lecture de Civilisation grecque, et la suggestion dĂ©cisive de Bertil Galland. VoilĂ  certes de bonnes raisons et il a bien fait de sâ€™en convaincre. Car son portrait dâ€™Â«oncle AndrĂ©Â» et, en substantiel et original complĂ©ment, sa description de lâ€™hellĂ©nisme lausannois au XXe siĂ¨cle comblent une lacune et font revivre de belles et attachantes figures de la vie intellectuelle vaudoise. 

Le cercle des hellĂ©nistes vaudois nâ€™est pas trĂ¨s vaste. Dans les annĂ©es cinquante, on dĂ©nombrait vingt Ă  trente bacheliers latin-grec par annĂ©e, davantage par la suite du fait de lâ€™accroissement des collĂ¨ges, puis une vingtaine maintenant sous lâ€™effet du nouveau rĂ¨glement de maturitĂ©: pas de gros bataillons donc, mais autant de personnes subtilement liĂ©es par une certaine fraternitĂ© de culture et de souvenirs. Ceux qui ont poussĂ© lâ€™Ă©tude du grec ancien jusque dans ses extrĂŞmes finesses retrouveront avec plaisir dans le livre dâ€™Y. Gerhard les titulaires successifs de la chaire de grec Ă  la FacultĂ© des Lettres: aprĂ¨s Bonnard, AndrĂ© Rivier, FranĂ§ois Lasserre, Claude Calame, qui ont apportĂ©, chacun Ă  sa maniĂ¨re, des contributions importantes et internationalement reconnues Ă  la connaissance de leur discipline. Et les plus modestes bacheliers, qui ont tentĂ© de dĂ©chiffrer HomĂ¨re, Platon et Aristophane (mais pas vraiment peinĂ© Ă  la tĂ˘che, car il y a toujours de la lumiĂ¨re et de la beautĂ©), souriront Ă  lâ€™Ă©vocation des maĂ®tres du gymnase: Louis Mauris, Â«tranquille, mais tenace [â€¦] et souvent malicieuxÂ», Ernest Bosshard dit Bobosse ou Tomâ€™Pouce, Jacques Sulliger Ă  lâ€™ample chevelure et Ă  lâ€™ample culture. 

Mais venons-en Ă  AndrĂ© Bonnard. Yves Gerhard dĂ©peint lâ€™intellectuel engagĂ©, avec objectivitĂ© et esprit critique, mais sans polĂ©mique (on ne va tout de mĂŞme pas lui demander de brocarder oncle AndrĂ©). Il rapporte, selon les tĂ©moignages recueillis, la fascination quâ€™exerĂ§ait le professeur et le confĂ©rencier sur ses auditoires. Il traite de maniĂ¨re admirative et approfondie, exemples Ă  lâ€™appui, de son art de traducteur, vĂ©ritable re-crĂ©ateur en franĂ§ais (et quel franĂ§ais!) de lâ€™oeuvre originale selon son sens profond; et ses textes qui nous rendent proches les maĂ®tres de la tragĂ©die ont Ă©tĂ© jouĂ©s sur les plus grandes scĂ¨nes de France. Il cĂ©lĂ¨bre lâ€™Ă©crivain qui nous a laissĂ©, avec Civilisation grecque et Les dieux de la GrĂ¨ce, deux chefs-dâ€™oeuvre. 

Comment se fait-il quâ€™un esprit dâ€™une telle Ă©lĂ©vation ait pu sâ€™enticher du totalitarisme stalinien, brutal, bornĂ© et sanguinaire, et y voir le fondement de la paix universelle? [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 16 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>De la mĂ©decine libĂ©rale</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2051</link>
						<description>La Nation n° 1929 - Olivier DelacrĂ©taz - Trois rĂ©fĂ©rendums (leurs signatures sâ€™ajoutent) ont Ă©tĂ© lancĂ©s contre la loi fĂ©dĂ©rale sur les rĂ©seaux de soins. Ils ont jusquâ€™au 19 janvier pour rĂ©colter 50000 signatures. La Ligue vaudoise soutient cette action et recommande Ă  ses lecteurs de signer, de faire signer et de renvoyer le plus rapidement possible la feuille de signatures encartĂ©e dans le prĂ©sent numĂ©ro. 

Les questions techniques, dĂ©ontologiques, financiĂ¨res et politiques qui se posent Ă  la mĂ©decine sont Ă  ce point imbriquĂ©es que tout renvoie Ă  tout. On ne peut traiter un point prĂ©cis, le rĂ©seau de soins par exemple, sans avoir tout le reste en tĂŞte. Avant donc dâ€™examiner la loi proprement dite dans un autre article, nous voudrions rappeler quelques principes fondamentaux de la mĂ©decine libĂ©rale. 

Nous sommes conscient que la mĂ©decine pratiquĂ©e aujourdâ€™hui dans le Canton de Vaud et en Suisse sâ€™est considĂ©rablement Ă©loignĂ©e de ces principes. Il nâ€™en est pas moins nĂ©cessaire de les connaĂ®tre, car ils expriment la nature mĂŞme de lâ€™art mĂ©dical et restent par consĂ©quent des critĂ¨res pertinents pour juger la valeur dâ€™une rĂ©forme. 

Chaque personne humaine est un tout unique, avec sa propre histoire mĂ©dicale. Ses problĂ¨mes de santĂ© agissent les uns sur les autres. Cela signifie que le mĂ©decin ne traite pas une maladie, mais une personne atteinte de cette maladie. Il nâ€™est pas dâ€™abord un Â«fournisseur de prestationsÂ», mais un conseiller, un homme de confiance, parfois un confident, qui sâ€™occupera du patient, et souvent de sa famille, durant de longues annĂ©es. Câ€™est le plus souvent un gĂ©nĂ©raliste. 

La nĂ©cessitĂ© dâ€™Ă©tablir une confiance durable justifie le principe du libre choix du mĂ©decin par le patient et, corollairement, celui du libre choix du traitement par le praticien. Corollaire du corollaire: lâ€™obligation pour les caisses de rembourser les traitements dĂ©cidĂ©s par nâ€™importe quel mĂ©decin autorisĂ© Ă  pratiquer sur sol suisse, disposition fondamentale connue sous le nom barbare dâ€™Â«obligation de contracterÂ». Et câ€™est encore cette relation de confiance qui justifie le secret mĂ©dical, dont le gardien est le mĂ©decin, non le malade. 

Le mĂ©decin de famille joue un rĂ´le de port dâ€™attache pour le patient. Quand il constate une affection nĂ©cessitant des connaissances, des compĂ©tences ou un Ă©quipement dont il ne dispose pas, il envoie son patient consulter lâ€™un ou lâ€™autre spĂ©cialiste. Il dĂ©lĂ¨gue ainsi Ă  ce dernier la confiance que lui accorde son patient. Les diagnostics Ă©tablis et les traitements dĂ©cidĂ©s par le spĂ©cialiste lui viennent en retour et complĂ¨tent le dossier. Il garde ainsi la maĂ®trise des opĂ©rations, quâ€™il oriente en fonction exclusive de lâ€™intĂ©rĂŞt de son patient. 

Câ€™est la version la plus complĂ¨te, la plus rationnelle et la plus Ă©conomique du rĂ©seau de soins. 

La mĂ©decine libĂ©rale, nous objectera-t-on, est rĂ©servĂ©e Ă  ceux qui peuvent [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 2 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Lâ€™image dâ€™une Suisse gĂ©nĂ©reuse</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2058</link>
						<description>La Nation n° 1929 - Jean-Jacques Rapin - A la mĂ©moire de Madame B.


Câ€™est une grande page de notre passĂ© que lâ€™on dĂ©couvre avec joie et fiertĂ© Ă  la lecture de cet ouvrage. 1 Alors que la guerre ravageait lâ€™Europe, certains dâ€™entre nous avons cĂ´toyĂ© dans nos classes dâ€™Ă©cole des petits camarades, venus pour deux ou trois mois de France ou dâ€™ailleurs, se refaire une santĂ© dans notre pays, et cela nous semblait parfaitement naturel. Ce que nous ignorions et ce que lâ€™on a continuĂ© Ă  ignorer jusquâ€™Ă  ce jour, câ€™est lâ€™ampleur Ă  peine croyable de ce mouvement humanitaire â€“ de 1940 Ă  1949, notre pays a hĂ©bergĂ© 162642 enfants nĂ©cessiteux, venus dâ€™une douzaine de nations diffĂ©rentes, et les familles, Ă  titre privĂ©, ont assumĂ© plus de 143000 parrainages! A fin juin 1949, les activitĂ©s du Secours aux Enfants victimes de la guerre reprĂ©sentaient, Ă  lâ€™Ă©poque, une valeur de 123,5 millions de francs suisses. Des chiffres que vous chercheriez en vain dans le Rapport Bergierâ€¦

Une telle Ă©tude Ă©tait donc plus que nĂ©cessaire. Elle survient Ă  son heure et contribue Ă  rĂ©tablir notre honneur et notre dignitĂ©, car la manie de lâ€™auto-flagellation a suffisamment durĂ©. En jetant un rayon de lumiĂ¨re sur cette Ă©poque sombre et tragique, elle nous permet de relever la tĂŞte et nous donne envie de reprendre le titre de lâ€™excellent ouvrage de Frank Bridel, Non, nous nâ€™Ă©tions pas des lĂ˘ches 2, pour y ajouter: non, nous nâ€™Ă©tions pas des Ă©goĂŻstes! 

Nâ€™oublions pas que la Suisse traversait alors des heures parmi les plus difficiles de son histoire, complĂ¨tement encerclĂ©e dĂ¨s juin 1940 par les forces de lâ€™Axe qui rendaient son ravitaillement trĂ¨s problĂ©matique. La volontĂ© de dĂ©fense, incarnĂ©e par le GĂ©nĂ©ral Guisan et le RĂ©duit alpin, le plan Wahlen pour lâ€™intensification des cultures du sol, le systĂ¨me dâ€™allocations pour pertes de gain dĂ» au Conseiller fĂ©dĂ©ral Obrecht, un sentiment national aigu, ces conditions confondues ont permis, Ă  cĂ´tĂ© de la survie de la communautĂ©, une mobilisation impressionnante de toute la population en faveur des enfants victimes des combats de la DeuxiĂ¨me Guerre mondiale.

Il y a quelque chose de paradoxal dans cette double attitude. Dâ€™une part, une nation contrainte de se replier sur elle-mĂŞme, Ă  la maniĂ¨re dâ€™un hĂ©risson, pour mieux rĂ©sister aux dangers extĂ©rieurs, dâ€™autre part, une ouverture majeure vers autrui, vers de plus dĂ©shĂ©ritĂ©s. Lâ€™origine de cette action est privĂ©e, sans aucun soutien politique ou financier officiel. Elle a dĂ©butĂ© en Espagne, de 1937 Ă  1939, durant la guerre civile, sâ€™est poursuivie ensuite en France dĂ¨s 1939, avant dâ€™ĂŞtre reprise, dĂ¨s 1942, par la Croix-Rouge suisse, Secours aux Enfants.

Essayons dâ€™imaginer les difficultĂ©s et les obstacles qui furent Ă  surmonter, dans une Europe en guerre, pour traiter avec les belligĂ©rants â€“ en fait, pour sâ€™insĂ©rer entre les deux parties en prĂ©sence! â€“ afin de crĂ©er des sortes [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 2 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>La GrĂ¨ce nous avertit</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2038</link>
						<description>La Nation n° 1928 - Olivier DelacrĂ©taz - La GrĂ¨ce ruinĂ©e, assujettie et humiliĂ©e nous offre une leĂ§on de politique Ă©trangĂ¨re, et quelques avertissements. 

La sagesse populaire affirme quâ€™un Etat ne fait jamais faillite. La formule est juste en ce que, quelle que soit la situation financiĂ¨re, il reste toujours un territoire avec des gens dessus. Pour le reste, elle est trompeuse. Elle induit les autoritĂ©s Ă  dĂ©penser sans jamais se prĂ©occuper des bilans de fin dâ€™annĂ©e. Or, une gestion irresponsable des finances publiques a toujours des retombĂ©es morales et sociales. Elle engendre des comportements nĂ©fastes, abus des prestations Ă©tatiques et subordination dâ€™esclave Ă  lâ€™administration, dĂ©goĂ»t du travail, insatisfaction et revendications perpĂ©tuelles. Le territoire et les gens subsistent certes, mais rendus Ă  la barbarie, dĂ©naturĂ©s, aveulis. Lâ€™Etat subsiste aussi, mais impuissant, suspect, incapable de rĂ©agir aux dĂ©sordres internes et aux pressions extĂ©rieures. 

Une aide extĂ©rieure, mĂŞme par dizaines de milliards, ne sert Ă  rien: câ€™est la mĂŞme administration qui gĂ¨re ces milliards, et avec les mĂŞmes mĂ©thodes qui lui ont servi Ă  dilapider ses propres recettes fiscales. Les subventions europĂ©ennes ont Ă©tĂ© et continueront dâ€™ĂŞtre dispersĂ©es aux quatre vents de lâ€™impĂ©ritie et de la dĂ©magogie. Placer un technocrate europĂ©en comme Lucas Papademos Ă  la tĂŞte de lâ€™Etat grec â€“ ou Mario Monti en Italie â€“, chargĂ© non de conduire le pays mais de rassurer le marchĂ© et les banquiers, ne rĂ©soudra rien. Ce sont les moeurs quâ€™on doit reconstruire, et cela demande un effort politique et moral durable. 

Quant aux partis, ils reniflent derriĂ¨re la porte, pressĂ©s de reprendre la vie dâ€™autrefois. 

Le centralisme propre Ă  lâ€™idĂ©ologie europĂ©enne mais aussi, reconnaissons-le, la crainte de dĂ©sordres consĂ©cutifs Ă  la carence gouvernementale ont enclenchĂ© lâ€™engrenage de la mise sous tutelle de la GrĂ¨ce. La perspective dâ€™un sursaut rĂ©fĂ©rendaire qui eĂ»t peut-ĂŞtre empĂŞchĂ© cette mise sous tutelle a mis sens dessus dessous le petit monde bruxellois. Lâ€™idĂ©e quâ€™un vote de la population grecque puisse soustraire le pays Ă  son diktat Ă©tait inimaginable, pour ne pas dire blasphĂ©matoire. Les pressions exercĂ©es sur les autoritĂ©s grecques pour quâ€™elles y renoncent ont dĂ» ĂŞtre Ă  la hauteur du blasphĂ¨me. Bonne leĂ§on pour les ConfĂ©dĂ©rĂ©s. 

Durant la campagne sur lâ€™Espace Ă©conomique europĂ©en, nous affirmions que le droit de veto accordĂ© Ă  la Suisse serait inopĂ©rant face Ă  la volontĂ© de puissance de lâ€™Union europĂ©enne. Lâ€™affaire grecque nous donne raison et met en lumiĂ¨re le peu de poids que lâ€™Union europĂ©enne accorde aux institutions des Etats membres. 

Les menaces qui pĂ¨sent sur lâ€™euro, la valse de ces centaines de milliards quâ€™on nâ€™a pas, lâ€™incapacitĂ© de colmater les failles politiques et financiĂ¨res dâ€™un nombre croissant de ses membres, lâ€™importance politique dĂ©mesurĂ©e [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Â«Ensemble, construisons lâ€™avenirÂ»</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2024</link>
						<description>La Nation n° 1927 - Olivier DelacrĂ©taz - Une annonce Ă©lectorale avec photo et slogan appelle lâ€™Ă©lecteur Ă  voter socialiste. Le slogan est le suivant: Â«Ensemble construisons lâ€™avenir.Â» La formule a tout pour plaire. De chacun des trois termes Ă©mane une odeur entiĂ¨rement positive. Son absence dâ€™originalitĂ© mĂŞme suggĂ¨re une bonhomie conviviale, le refus du sectarisme, voire un minimum de sens des responsabilitĂ©s. Elle nâ€™en accumule pas moins, en trois mots, trois mensonges politiques majeurs. 

En matiĂ¨re politique, le terme ensemble utilisĂ© tout seul dĂ©signe lâ€™entier du pays. Or, sauf en rĂ©gime de parti unique, rien nâ€™est plus profondĂ©ment contraire Ă  la vision des partis. Un parti, le terme lui-mĂŞme le rappelle, est partisan, câ€™est-Ă -dire que son jugement et ses dĂ©cisions sont orientĂ©s en fonction de lâ€™intĂ©rĂŞt de ses chefs et de ses troupes. Par dĂ©finition, il ne met ensemble quâ€™une partie du peuple. Il est conĂ§u pour Ă©carter, rĂ©duire, vaincre les autres partis, lesquels ont la mĂŞme disposition Ă  son Ă©gard. Dâ€™entrĂ©e de cause, le jeu Ă©lectoral fait que chaque parti exclut une part bien rĂ©elle de la population de lâ€™Â«ensembleÂ» politique. Lâ€™ensemble, câ€™est lâ€™ensemble des personnes qui pensent et votent comme moi et pour moi. 

Construire est aussi un beau mot. Mais le parti socialiste ne construit guĂ¨re. De sa part, on assiste surtout Ă  des destructions, celle des cantons, chaque jour amputĂ©s de nouvelles compĂ©tences au nom de la rationalitĂ©, celle de la souverainetĂ©, de la neutralitĂ© et de lâ€™armĂ©e suisses au nom de lâ€™ouverture et de la gouvernance mondiale, celle du droit de la famille, lĂ©galement privĂ©e de nom et de chef au nom de lâ€™Ă©galitĂ©. On peut encore Ă©voquer la destruction de la mĂ©decine libĂ©rale, de lâ€™Ecole et des humanitĂ©s, des autonomies communales, de la propriĂ©tĂ© individuelle. Il nâ€™y a en rĂ©alitĂ© quâ€™une seule et unique construction dont les socialistes peuvent lĂ©gitimement se targuer, câ€™est celle dâ€™une bureaucratie mycĂ©lienne qui envahit toute chose et Ă©chappe pour une bonne part au contrĂ´le du pouvoir politique. 

Disons-le tout de suite, les autres partis ne sont pas forcĂ©ment plus douĂ©s que le parti socialiste pour la construction, ou mĂŞme simplement pour lâ€™entretien de la communautĂ© politique. Ils ont dâ€™ailleurs contribuĂ© Ă  la plupart de ces destructions, quand ils nâ€™ont pas conduit la manoeuvre eux-mĂŞmes. En ce sens, le slogan Â«par amour de la SuisseÂ» du parti libĂ©ral-radical mĂ©ritera lui aussi une petite Ă©tude de texte. 

Si nous parlons des socialistes, câ€™est que lâ€™annonce Ă©tait socialiste et que le slogan accompagnait la photo dâ€™un candidat socialiste non seulement au Conseil national, mais aussi au Conseil fĂ©dĂ©ral. De plus, câ€™est le parti socialiste qui exprime le plus clairement sa volontĂ© de dĂ©truire les traditions et droits liĂ©s Ă  notre histoire particuliĂ¨re pour leur substituer lâ€™universalitĂ© des droits de lâ€™homme. En [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 4 Nov 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Le nom et lâ€™Ă©galitĂ©</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2012</link>
						<description>La Nation n° 1926 - Olivier DelacrĂ©taz - En 1972, les Chambres fĂ©dĂ©rales entamaient la grande rĂ©volution du droit de la famille. Il sâ€™agissait de substituer le principe dâ€™Ă©galitĂ© au caractĂ¨re hiĂ©rarchique et exclusif de la communautĂ© familiale. On traita dâ€™abord de lâ€™adoption, puis, en 1976, de la filiation. A cette Ă©tape, les Chambres dĂ©cidĂ¨rent que lâ€™enfant nĂ© hors mariage aurait les mĂŞmes droits que lâ€™enfant nĂ© du mariage. 

En 1980, lâ€™Ă©tape centrale de la rĂ©vision, consacrĂ©e au rĂ©gime matrimonial et aux effets gĂ©nĂ©raux du mariage, supprima purement et simplement la notion de chef de famille, au nom de lâ€™Ă©galitĂ© entre les Ă©poux. La famille devenait ainsi, dans notre droit sinon dans la rĂ©alitĂ©, une communautĂ© sans tĂŞte. La rupture fondamentale Ă©tait accomplie. Le reste suivrait. 

Rappelons â€“ il est bon de rappeler les responsabilitĂ©s â€“ que cette rĂ©volution fut entamĂ©e et conduite par un conseiller fĂ©dĂ©ral issu du parti dĂ©mocrate chrĂ©tien (le Â«parti de la familleÂ»!), avec la bĂ©nĂ©diction des Eglises tant catholique que protestantes. 

Mais lâ€™Ă©galitĂ© est une maĂ®tresse intransigeante, insatisfaite tant quâ€™elle nâ€™a pas tout obtenu de ses amants dociles et fascinĂ©s. 

La rĂ©forme de 1980 restait inĂ©galitaire en ce qui concernait le nom de famille et le lieu dâ€™origine. MĂŞme si la femme pouvait conserver son nom en le plaĂ§ant soit aprĂ¨s (avec un trait dâ€™union) soit avant (sans trait dâ€™union) le nom du mari, câ€™est le nom du mari qui tenait lieu de nom de famille, notamment pour les enfants. 

Et ce qui devait arriver arriva. Un loustic demanda de pouvoir prendre le nom de sa femme en le faisant suivre de son propre nom. Cela nâ€™Ă©tait pas prĂ©vu. Il introduisit une plainte pour discrimination auprĂ¨s de la Cour europĂ©enne des Droits de lâ€™homme. Celle-ci tanĂ§a les Suisses, lesquels se soumirent. Le Conseil national tomba dâ€™accord sur un projet minimal qui se contentait dâ€™ajouter au droit la disposition revendiquĂ©e par le plaignant. Le Conseil des Etats jugea cela insuffisant et opta pour le principe beaucoup plus Ă©galitaire de lâ€™Â«immutabilitĂ© du nomÂ»: chaque Ă©poux conserverait jusquâ€™Ă  sa mort son nom et son droit de citĂ©. Lâ€™Ă©galitĂ© parfaite des conjoints Ă©tait ainsi rĂ©alisĂ©e. Le couple pourrait toutefois, sâ€™il le dĂ©sirait, choisir le nom de lâ€™un ou de lâ€™autre comme nom de famille. Dans le dĂ©bat idĂ©ologique, câ€™est toujours le plus extrĂŞme qui lâ€™emporte, et le Conseil national se rallia Ă  la proposition du Conseil des Etats. Ajoutons que lâ€™enfant dâ€™un couple non mariĂ© pourra prendre le nom de son pĂ¨re si celui-ci partage lâ€™autoritĂ© parentale avec la mĂ¨re ou sâ€™il lâ€™assume entiĂ¨rement. Le mariage se distingue ainsi de moins en moins du non-mariage. 

Câ€™est avec le traitement du nom des enfants quâ€™apparaĂ®t le plus directement lâ€™ineptie de la rĂ©forme. Si les futurs parents dĂ©cident de garder lâ€™un et lâ€™autre leur nom de cĂ©libataire, ils [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 21 Oct 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Lâ€™Etat jurassien doit-il disparaĂ®tre?</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1996</link>
						<description>La Nation n° 1925 - Olivier DelacrĂ©taz - Le Parlement neuchĂ˘telois prie son gouvernement dâ€™Ă©tudier la possibilitĂ© de fusionner avec le canton du Jura ainsi quâ€™avec la partie jurassienne du canton de Berne. Un certain nombre de Jurassiens soutiennent lâ€™idĂ©e. La Radio romande nous a offert lâ€™occasion de dĂ©battre briĂ¨vement avec lâ€™un dâ€™eux, le conseiller national Jean-Claude Rennwald. 

Ne sâ€™agit-il pas dâ€™une dĂ©cision souveraine? Nâ€™Ă©tant ni jurassien ni neuchĂ˘telois ni bernois, sommes-nous seulement fondĂ© Ă  donner notre avis? Nous le croyons, dans la mesure oĂą cette union aura nĂ©cessairement des rĂ©percussions sur lâ€™ensemble de la ConfĂ©dĂ©ration. 

Nous craignons la mise en route dâ€™une dynamique nuisible aux institutions cantonales et fĂ©dĂ©rales. Pour toutes sortes de motifs infra-politiques, effets de muscles Ă©lectoraux, dĂ©fense dâ€™intĂ©rĂŞts locaux, projets transfrontaliers dâ€™amĂ©nagistes, dâ€™urbanistes ou dâ€™Ă©conomistes Â«visionnairesÂ», on verra des communes demander leur rattachement Ă  un autre canton, des rĂ©gions transfrontaliĂ¨res revendiquer leur autonomie, tel canton fort exercer des pressions sur tel canton faible, voire lâ€™un ou lâ€™autre canton excentrique exiger son annexion Ă  lâ€™un de nos grands voisins. 

La Ligue vaudoise a toujours soutenu les revendications jurassiennes, mais, arguant du caractĂ¨re historiquement unique de la question jurassienne, elle a aussi toujours contestĂ© quâ€™on puisse en tirer une rĂ¨gle gĂ©nĂ©rale. A lâ€™Ă©poque, le message avait passĂ©. 

Il reste que nous sommes un Â«Etat fondĂ© sur le droitÂ». Si la demande de fusion devait prendre corps, on peut tenir pour certain que les autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales voudraient introduire dans la Constitution une procĂ©dure gĂ©nĂ©rale de modifications des frontiĂ¨res. On porterait ainsi une grave atteinte au principe non-Ă©crit de leur intangibilitĂ©. Câ€™est pourtant ce principe qui garantit la souverainetĂ© des petites entitĂ©s cantonales et assure la stabilitĂ© de lâ€™ensemble confĂ©dĂ©ral. On ne devrait envisager dâ€™y toucher que pour des motifs majeurs et durables relevant de la survie dâ€™un canton. 

Nous nâ€™en sommes pas lĂ . On nous parle dâ€™avantages fiscaux et dâ€™Ă©conomies dâ€™Ă©chelle. Les Vaudois sont placĂ©s pour savoir que le fisc des grands cantons nâ€™est pas moins vorace que celui des petits, ni leurs autoritĂ©s moins dĂ©pensiĂ¨res. On Ă©voque aussi la lutte contre la concurrence fiscale. Outre que ses effets sont marginaux par rapport Ă  lâ€™ensemble des impĂ´ts, la concurrence fiscale nâ€™est pas mauvaise en soi. Elle est mĂŞme bienfaisante en ce quâ€™elle contraint les fiscs cantonaux Ă  une certaine modĂ©ration. Le renforcement des petits cantons par rapport au grands ou Ă  la ConfĂ©dĂ©ration? Une fusion de deux cantons ne rendra le nouveau canton plus fort que si une unitĂ© populaire rĂ©elle fonde lâ€™unitĂ© institutionnelle. Un canton est fort de son histoire commune, de sa volontĂ© de vivre et de lâ€™Ă©nergie de ses [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 7 Oct 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Le casse-tĂŞte Rubik</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=2005</link>
						<description>La Nation n° 1925 - Vincent Hort - Dans le courant de lâ€™Ă©tĂ© (les 10 et 25 aoĂ»t 2011), la Suisse a paraphĂ© avec lâ€™Allemagne puis avec le Royaume-Uni des accords destinĂ©s Ă  rĂ©gler le traitement fiscal passĂ© et futur des fonds dĂ©posĂ©s auprĂ¨s des banques suisses par les rĂ©sidents de ces pays. Les accords avec ces deux pays sont trĂ¨s semblables en ce qui concerne les mĂ©canismes prĂ©vus et diffĂ¨rent essentiellement quant au montant de lâ€™acompte qui devra ĂŞtre versĂ© par les banques, Ă  savoir 2 milliards de francs pour lâ€™Allemagne et 500 millions pour le Royaume Uni. Ils sâ€™inscrivent dans la stratĂ©gie de la place financiĂ¨re suisse consistant Ă  se focaliser dorĂ©navant sur les avoirs dits Â«fiscalement conformesÂ». 

Ces accords permettent-ils de prĂ©server les intĂ©rĂŞts de la place financiĂ¨re helvĂ©tique ou sâ€™agit-il dâ€™une nouvelle reculade devant les pressions internationales auxquelles la Suisse est exposĂ©e, particuliĂ¨rement depuis 2008? Pour tenter de rĂ©pondre Ă  cette question, quelques prĂ©cisions sur le contenu de ces accords sont nĂ©cessaires. 

Le projet Rubik a Ă©tĂ© proposĂ© voici deux ans par lâ€™Association des banques Ă©trangĂ¨res en Suisse au moment oĂą la ConfĂ©dĂ©ration avait dĂ» renĂ©gocier, sous la pression du G20, une sĂ©rie dâ€™accords de double imposition afin dâ€™Ă©viter de se trouver relĂ©guĂ©e dans la liste noire des paradis fiscaux. 

Les accords conclus cet Ă©tĂ© avec lâ€™Allemagne et le Royaume-Uni sâ€™inspirent directement de Rubik. Pour simplifier, ils prĂ©voient de mettre en place un impĂ´t libĂ©ratoire Ă  la source permettant aux clients allemands et britanniques de rĂ©gulariser leur situation fiscale tout en demeurant anonymes. Concernant la rĂ©gularisation du passĂ©, les banques suisses prĂ©lĂ¨veront un montant pouvant aller jusquâ€™Ă  34% des avoirs concernĂ©s. Lâ€™impĂ´t ainsi perĂ§u sera ensuite reversĂ© au fisc Ă©tranger via lâ€™Administration fĂ©dĂ©rale des contributions. Pour lâ€™avenir, le client Ă©tranger aura le choix entre, dâ€™une part, autoriser la banque Ă  communiquer ses Ă©lĂ©ments imposables au fisc de son pays de rĂ©sidence, ou, dâ€™autre part, subir une Â«retenue Ă  la source libĂ©ratoireÂ» qui sera aussi versĂ©e au fisc Ă©tranger. Le niveau de cette retenue a Ă©tĂ© dĂ©terminĂ© en fonction des taux dâ€™imposition en vigueur dans les pays concernĂ©s, soit 26.375% pour lâ€™Allemagne et entre 27% et 48% pour le Royaume-Uni selon la nature des revenus soumis. 

Suite Ă  la conclusion de ces accords, les milieux bancaires ont exprimĂ© une satisfaction globale mais sans triomphalisme. Outre la perspective de rĂ©gler une bonne fois pour toutes la situation des fonds non dĂ©clarĂ©s dĂ©posĂ©s dans leurs coffres, les banques se rĂ©jouissent quâ€™une solution ait Ă©tĂ© trouvĂ©e permettant de prĂ©server la Â«sphĂ¨re privĂ©e en matiĂ¨re financiĂ¨reÂ» de leurs clients et de faciliter leur accĂ¨s aux marchĂ©s allemands et britanniques. Au delĂ , elles considĂ¨rent que Rubik permettra Ă  la Suisse de [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 7 Oct 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
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						<title>Contre le multiculturalisme</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1987</link>
						<description>La Nation n° 1924 - Olivier DelacrĂ©taz - Le multiculturalisme est une conception sociale et politique qui se dĂ©finit par son ouverture sur pied dâ€™Ă©galitĂ© Ă  toutes les cultures, nations et religions du monde. A lâ€™inverse des autres cultures, toujours plus ou moins exclusives, la sociĂ©tĂ© multiculturelle est essentiellement inclusive. Et pour supprimer toute barriĂ¨re Ă  cette inclusion, ses partisans sont prĂŞts Ă  faire litiĂ¨re de leur propre originalitĂ© historique, de leur religion, de leurs mĹ“urs et de leur souverainetĂ©. 

Dans une telle sociĂ©tĂ©, chaque individu est en principe acceptĂ© sans restriction, avec toutes ses particularitĂ©s ethniques, religieuses, nationales, sans parler Ă©videmment de son genre, de sa maniĂ¨re de vivre et de ses Â«orientations sexuellesÂ». On se reprĂ©sente la vie de la sociĂ©tĂ© multiculturelle comme un long fleuve tranquille et festif, une human pride interminable, bigarrĂ©e et pacifique. 

Le multiculturaliste considĂ¨re la diversitĂ© comme une valeur en soi. A ses yeux, lâ€™assimilation est contestable en ce quâ€™elle dissout la culture faible dans la culture forte. Il tient, autant quâ€™un Â«tour-opĂ©rateurÂ», Ă  conserver intactes les cultures dâ€™origine. 

Son ouverture est pourtant plus limitĂ©e quâ€™il ne le croit lui-mĂŞme. Sous son vernis de neutralitĂ© religieuse, morale et culturelle, il est lui aussi exclusif. Il pose comme acquis que lâ€™homme occidental post-chrĂ©tien, nourri dâ€™individualisme, dâ€™Ă©galitarisme et de rationalitĂ©, en deux mots, des droits de lâ€™homme, est lâ€™aboutissement de lâ€™humanitĂ©. Cette philosophie lui tient lieu, en quelque sorte, de culture, de religion et de droit. Il lâ€™impose aux religions et cultures quâ€™il accueille. Et il exclut ceux qui la refusent. 

DĂ¨s lors, au nom du respect dâ€™autrui et de lâ€™Ă©galitĂ©, on va autoriser la pratique des religions et cultures Ă©trangĂ¨res sur notre sol, mais Ă  la maniĂ¨re des Occidentaux modernes, câ€™est-Ă -dire comme une activitĂ© individuelle et privĂ©e. Elles peuvent conserver leurs particularismes Ă  condition quâ€™elles se plient Ă  notre conception de lâ€™essentiel. On leur laisse la forme et on impose le fond. Comme si le fond et la forme ne se nĂ©cessitaient pas lâ€™un lâ€™autre! 

Câ€™est une version laĂŻque de la transsubstantiation: lâ€™Ă©tranger peut conserver les accidents de sa culture mais pas la substance, Ă  laquelle il doit substituer celle des droits de lâ€™homme. 

Sur le plan religieux, lâ€™individu est entiĂ¨rement libre de se prosterner devant Dieu, JahvĂ© ou Allah, ou nâ€™importe quel autre dieu quâ€™il lui plaĂ®t dâ€™adorer. En revanche, il nâ€™est pas libre de ne pas se prosterner, et plus bas, devant les principes de la laĂŻcitĂ©. 

Dans la rĂ©alitĂ©, lâ€™Ă©tranger pratiquant et conscient de ses racines ne peut pas, quand il le voudrait, penser et vivre sa religion, sa culture, ses mĹ“urs comme des rĂ©alitĂ©s individuelles et privĂ©es â€“ dâ€™ailleurs personne ne le peut. Il sâ€™efforcera donc, et [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 23 Sep 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>FĂ©dĂ©ralisme</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1991</link>
						<description>La Nation n° 1924 - Olivier Klunge - A lâ€™approche des Ă©lections fĂ©dĂ©rales, la vie politique suisse ne sâ€™occupe plus que des efforts dĂ©sespĂ©rĂ©s des partis pour grignoter quelques voix aux autres formations, et des candidats pour se dĂ©marquer de leurs colistiers. Tout problĂ¨me politique de fond nâ€™est Ă©voquĂ© que sous lâ€™angle dâ€™une promesse Ă©lectorale visant Ă  rallier le plus grand nombre. Les chefs de listes prennent des postures dans les Ă©missions spĂ©ciales. 

Dans cette soupe Ă©lectoraliste, nous sommes frappĂ©s par lâ€™absence de la question du fĂ©dĂ©ralisme. Alors que le fĂ©dĂ©ralisme est invoquĂ© par tous les bords politiques lorsquâ€™il sâ€™agit de convaincre les votants de la justesse ou du risque dâ€™une initiative (Ă©lection du conseil fĂ©dĂ©ral par le peuple, rĂ©fĂ©rendum contre le paquet fiscal, etc.), il est presque totalement absent du discours des candidats lorsquâ€™ils doivent dĂ©finir leur ligne politique. Le profil comparatif Smartvote qui classe les Ă©lecteurs et les candidats en fonction de certains thĂ¨mes (sociĂ©tĂ© libĂ©rale, politique des finances restrictive, etc.) ne contient aucun champ Â«fĂ©dĂ©ralismeÂ» et presque aucune question touchant Ă  ce thĂ¨me (sinon la question dâ€™un plan centralisĂ© de gestion hospitaliĂ¨re et lâ€™uniformisation des programmes scolaires). 

Dans ce contexte, il nous est donc paru utile de rappeler quelques principes fĂ©dĂ©ralistes que la Ligue vaudoise dĂ©fend de maniĂ¨re constante. 

Lâ€™utilitĂ© du fĂ©dĂ©ralisme 

Si le bien commun de notre Canton nous tient Ă  coeur, câ€™est parce que nous sommes persuadĂ©s quâ€™en dĂ©pendent le bien-ĂŞtre et la libertĂ© des habitants, des entreprises, des groupes qui le composent. Il sâ€™agit dâ€™abord de libertĂ©: plus le pouvoir qui impose des rĂ¨gles et les exĂ©cute est proche des administrĂ©s, plus ces lois seront adaptĂ©es aux besoins et aux attentes de ces derniers. Avec un pouvoir proche, il est plus aisĂ© de discuter, dâ€™influencer la rĂ©daction des lois, dâ€™obtenir un certain humanisme dans leur application dans des cas concrets. Il sâ€™agit aussi dâ€™efficacitĂ©: un pouvoir proche est plus flexible, il sâ€™adapte plus rapidement aux circonstances concrĂ¨tes que rencontrent les habitants; il permet de dĂ©velopper des systĂ¨mes fonctionnels en limitant le poids de lâ€™administration chargĂ©e de les faire appliquer. 

Il ne sâ€™agit cependant pas que de cela. Pour le fĂ©dĂ©raliste vaudois, il sâ€™agit surtout de se souvenir que le Canton de Vaud est une nation qui a son histoire, ses traditions, ses intĂ©rĂŞts, qui ne se confondent pas avec ceux de la confĂ©dĂ©ration helvĂ©tique. Un systĂ¨me politique qui maintient les libertĂ©s des citoyens vaudois doit tenir compte de ces faits. 

Comme aimait Ă  le dire notre rĂ©dacteur Philibert Muret, le fĂ©dĂ©ralisme nâ€™est pas une doctrine, mais une politique. Le fĂ©dĂ©ralisme ne doit pas ĂŞtre un corps dâ€™axiomes dĂ©finis de maniĂ¨re gĂ©nĂ©rale et abstraite, applicable en tous lieux. Ce qui nous importe [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 23 Sep 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>A quelques braves</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1976</link>
						<description>La Nation n° 1923 - Olivier DelacrĂ©taz - Chers amis, 

Sans vous ĂŞtre jamais occupĂ©s de politique, vous avez conĂ§u, lancĂ© et fait aboutir une initiative complexe. La conception et la rĂ©daction furent dĂ©licates et longues, entrecoupĂ©es de consultations souvent dĂ©cevantes. La rĂ©colte de signatures imposa un lourd engagement de plusieurs mois Ă  chacun dâ€™entre vous. Ce devait pourtant ĂŞtre la partie la plus claire et paisible de lâ€™aventure. 

Lâ€™initiative dĂ©posĂ©e, les premiĂ¨res difficultĂ©s sont apparues. Lâ€™administration a montĂ© en Ă©pingle les incompatibilitĂ©s de votre texte avec Harmos. Mais vous vous ĂŞtes montrĂ©s assez incisifs pour quâ€™elle recule et tombe dâ€™accord avec vous sur les quelques dĂ©tails Ă  modifier. Puis le DĂ©partement a fait traĂ®ner les choses en longueur, ajoutant une annĂ©e au dĂ©lai de vote pour fabriquer un contre-projet, prenant mĂŞme six mois de plus que ne lâ€™autorise la Constitution. Puis il a accĂ©lĂ©rĂ© les choses de faĂ§on Ă  rĂ©duire le temps de la campagne. Vous nâ€™avez pas baissĂ© les bras, vous vous ĂŞtes adaptĂ©s Ă  des circonstances contraires et vous avez travaillĂ© comme des forcenĂ©s durant tout cet Ă©tĂ©: plus de cent cinquante mille prospectus distribuĂ©s manuellement, des stands hebdomadaires tenus dans le plupart des villes, des rencontres, des exposĂ©s. 

Douloureuse initiation Ă  la politique! La campagne fut dâ€™une brutalitĂ© exceptionnelle. Vous avez subi des attaques dâ€™une rare bassesse, des imputations gratuites, des contre-vĂ©ritĂ©s frontales. Vous vous ĂŞtes heurtĂ©s Ă  un refus total du dialogue et des Ă©changes raisonnĂ©s dâ€™arguments. Vous avez vu des conseillers dâ€™Etat dĂ©choir au point de se pavaner en t-shirts boudinants, tachĂ©s de rose et de noir, pour distribuer une propagande insane. Vous les avez vus se payer des annonces prĂ©tendument rectificatives avec lâ€™argent des contribuables. Vous avez pu examiner le fonctionnement navrant des grands partis, leurs positions ambiguĂ«s, leurs alliances contre nature, leur soutien Ă  la retirette. Vous avez surtout ressenti, sur la fin, le poids Ă©norme, accablant de la grosse machine de lâ€™establishment qui, toutes idĂ©ologies confondues et perdant complĂ¨tement le sens de la mesure, a mobilisĂ© lâ€™entier de la puissance de feu Ă©tatique contre les francs-tireurs. Car en fin de compte, avant dâ€™ĂŞtre de gauche ou de droite ou du centre, vous Ă©tiez dâ€™abord des intrus qui avaient la prĂ©tention insensĂ©e de pĂ©nĂ©trer dans le sĂ©rail politique. 

La grande presse fut relativement Ă©quitable Ă  votre Ă©gard. Relativement: on peut regretter quâ€™elle nâ€™ait pas donnĂ© lâ€™importance quâ€™il mĂ©ritait au scandale des Ă©preuves cantonales de rĂ©fĂ©rence. Elle le connaissait pourtant. Elle aurait aussi dĂ» dĂ©noncer elle-mĂŞme certains mensonges incontestables de vos adversaires. Mais la grande presse fait plus ou moins partie de la grosse machine et tient Ă  prĂ©server un consensus minimum avec lâ€™officialitĂ©. 

Vous avez tenu le cap. [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 9 Sep 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>Des finances trop saines</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1982</link>
						<description>La Nation n° 1923 - CĂ©dric Cossy - Les finances de lâ€™Etat de Vaud vont bien, merci. Durant les cinq exercices 2006 Ă  2010, il a Ă©tĂ© possible de rĂ©duire la dette de 5,1 milliards (contre 3,9 prĂ©vus dans les budgets), de procĂ©der Ă  des amortissements extraordinaires pour environ 1,8 milliards et de crĂ©er des rĂ©serves. On lâ€™a rĂ©cemment appris, celles-ci sont mĂŞme surdimensionnĂ©es, puisque le Conseil dâ€™Etat a dĂ» trouver dâ€™urgence une utilisation au demi-milliard dâ€™excĂ©dents du fonds rĂ©servĂ© Ă  la pĂ©rĂ©quation intercantonale (RPT). MalgrĂ© cette politique de fourmi, les excĂ©dents de revenus cumulĂ©s ont atteint 1,56 milliard, un rĂ©sultat presque indĂ©cent comparĂ© aux chiches Ă©quilibres prĂ©cautionneusement annoncĂ©s dans chaque budget. Lâ€™exercice 2011 ne dĂ©pareillera pas la sĂ©rie puisque, selon notre suave ministre des finances, Â«les derniĂ¨res projections [â€¦] laissent entrevoir un rĂ©sultat supĂ©rieur aux prĂ©visionsÂ»1. 

Cette santĂ© Ă©clatante surprend si lâ€™on considĂ¨re lâ€™augmentation de 14,6% des dĂ©penses de fonctionnement sur la mĂŞme pĂ©riode. Les bons rĂ©sultats vaudois sâ€™expliquent en fait par la croissance surproportionnelle des rentrĂ©es, notamment fiscales. En cinq ans, ces derniĂ¨res ont enflĂ© de 1,2 milliard (+ 31%)! 

Un autre facteur ayant favorisĂ© les chiffres noirs est la difficultĂ© du Canton Ă  concrĂ©tiser les investissements prĂ©vus. Sur les 1,22 milliard des budgets cumulĂ©s du dernier quinquennat, seuls les trois quarts ont Ă©tĂ© effectivement dĂ©pensĂ©s. Pour lâ€™annĂ©e 2010, 304 millions ont tout de mĂŞme Ă©tĂ© investis, record absolu des dix derniers exercices. 

* * * 

Le premier commentaire que suscitent ces chiffres est que, contrairement aux affirmations du Gouvernement vaudois, lâ€™Etat ne maĂ®trise pas la croissance de ses charges dâ€™exploitation. Leur augmentation de prĂ¨s de 15% ne se laisse justifier ni par lâ€™augmentation du coĂ»t de la vie (+4,2% durant la mĂŞme pĂ©riode), ni par celle de la population rĂ©sidente (+8,8%; oĂą sont les Ă©conomies dâ€™Ă©chelle?), ni mĂŞme par la combinaison de ces deux facteurs. Ceci est prĂ©occupant: le quinquennat passĂ© Ă©tait une pĂ©riode de bonne conjoncture, comme le prouvent les rentrĂ©es fiscales. Que va-t-il advenir des dĂ©penses de fonctionnement si la situation Ă©conomique se dĂ©grade, entraĂ®nant une hausse des charges sociales? 

DeuxiĂ¨mement, il faut sâ€™interroger sur la capacitĂ© du Canton Ă  investir dans son infrastructure. A lâ€™exception de 2010, les investissements nâ€™ont jamais atteint les plafonds budgĂ©tisĂ©s; au cours de ce dernier lustre, les projets dâ€™infrastructure ont au mieux reprĂ©sentĂ© la moitiĂ© des investissements de lâ€™Etat. La modestie de ces engagements est sans mesure avec lâ€™annonce faite au dĂ©but de cet Ă©tĂ© dâ€™un Canton qui caresse lâ€™ambition dâ€™hĂ©berger bientĂ´t un million dâ€™habitants. 

La capacitĂ© de dĂ©veloppement avĂ©rĂ©e nous semble insuffisante pour deux raisons. Nous soupĂ§onnons dâ€™abord [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 9 Sep 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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						<title>A un enseignant hĂ©sitant</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1962</link>
						<description>La Nation n° 1922 - Olivier DelacrĂ©taz - Mon cher ami, 

Tu ne voteras pas LEO, qui nâ€™est, me dis-tu, quâ€™un EVM bis. Ces vieilles idĂ©es, rĂ©chauffĂ©es dans les marmites jamais lavĂ©es du DĂ©partement, exhalent un remugle provincial et sectaire qui te soulĂ¨ve le coeur. 

Pourtant, tu regimbes devant la perspective de soutenir Ecole 2010. 

Tu fais entiĂ¨rement tien le constat de faillite scolaire qui est Ă  lâ€™origine de lâ€™initiative. Les propositions de ses auteurs rĂ©pondent Ă  tes dĂ©sirs et Ă  tes soupirs: enseignement structurĂ©, autonomie pĂ©dagogique des enseignants, rĂ©partition des Ă©lĂ¨ves selon leur avenir professionnel prĂ©visible, rigueur dans les Ă©valuations, procĂ©dures de promotion sans Ă©quivoque, travail bien fait, respect rĂ©ciproque. 

Tu nâ€™es guĂ¨re impressionnĂ©, si ce nâ€™est nĂ©gativement, par la campagne outranciĂ¨re des partisans de LEO, qui encombre jusquâ€™aux casiers des maĂ®tres. Tu ne dĂ©nonces pas une Â«pĂ©dagogie noireÂ» quand on te parle de pĂ©dagogie Â«expliciteÂ». Tu ne penses pas quâ€™une filiĂ¨re soit un outil de Â«sĂ©grĂ©gationÂ». 

Pragmatique, tu nâ€™es pas du genre Ă  refuser une conception de lâ€™Ă©cole sous prĂ©texte quâ€™elle ressemblerait Ă  Â«lâ€™Ă©cole de papaÂ». Ton papa nâ€™Ă©tait pas un imbĂ©cile ni son Ă©cole une Ă©cole de crĂ©tins. Elle tâ€™a pourvu dâ€™un bagage sensiblement plus consistant que celui des malheureux qui sortent aujourdâ€™hui dâ€™EVM. 

Tu te rends bien compte aussi, je me flatte dâ€™y ĂŞtre pour quelque chose, quâ€™il faut juger lâ€™initiative sur ses propositions principales et dans lâ€™esprit de leur rĂ©daction. Si tel point particulier devait gĂŞner Ă  lâ€™usage, le Grand Conseil pourrait sans difficultĂ© y porter remĂ¨de. 

Tout cela, tu le sais, et pourtant, tu rĂ©sistes. Pourquoi? Le sais-tu toi-mĂŞme? Permets-moi de risquer une hypothĂ¨se. 

Tu considĂ¨res ta hiĂ©rarchie comme une bureaucratie tyrannique composĂ©e de petits chefs enflĂ©s de leur petit pouvoir, de grands chefs qui considĂ¨rent toute objection comme un crime de lĂ¨se-majestĂ©, dâ€™enseignants incompĂ©tents recyclĂ©s dans la surveillance de leurs anciens pairs, de chercheurs en pĂ©dagogie qui justifient leur salaire en pondant des mĂ©thodes aussi parfaites quâ€™inutilisables, de directeurs aux ordres et de politiciens aĂ©rolithiques qui interviennent souverainement dans lâ€™exercice dâ€™un mĂ©tier quâ€™ils ne connaissent pas. Câ€™est en tout cas ce que tu dis en fin de soirĂ©e. 

Quoi quâ€™il en soit, tu as pris ton parti de ce que tu appelles (pardon Ă  nos lecteurs) le foutoir de la Barre et joues depuis des annĂ©es ta pĂ©dagogie en solo. Tu complĂ¨tes ou remplaces les mĂ©thodes Â«scientifiquesÂ» du DĂ©partement par dâ€™autres, que tu as librement choisies, avec des manuels importĂ©s sous le manteau et des forĂŞts de photocopies: Â«Quand la porte de la classe est fermĂ©e, je suis le maĂ®treâ€¦Â» proclames-tu fiĂ¨rement. Tu nâ€™es pas le seul. Tes collĂ¨gues sont si nombreux Ă  faire de mĂŞme que les autoritĂ©s, [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
					</item>
					<item>
						<title>Droits politiques des Ă©trangers: de la spoliation Ă  la dĂ©sintĂ©gration</title>
						<link isPermaLink="true">http://www.ligue-vaudoise.ch/index.php?page=nation/article&amp;id=1964</link>
						<description>La Nation n° 1922 - Alexandre Pahud - Dans La Nation du 29 juillet dernier, M. Olivier DelacrĂ©taz analyse sous lâ€™angle des institutions les principaux dĂ©fauts de lâ€™initiative pour lâ€™octroi des droits politiques aux Ă©trangers sur le plan cantonal, initiative soumise au peuple vaudois le 4 septembre prochain. Dâ€™autres personnes, comme M. Philippe Leuba1 ou M. FrĂ©dĂ©ric Dovat2, ont dĂ©veloppĂ© des critiques de nature similaire. Si une approche institutionnelle Â«statiqueÂ» se rĂ©vĂ¨le indispensable, elle ne constitue pas lâ€™unique maniĂ¨re de traiter la question. Afin de mesurer toute la nocivitĂ© du projet socialiste, il convient dâ€™en apprĂ©hender Ă©galement les mĂ©canismes dâ€™un point de vue dynamique et les enjeux de pouvoir sur le long terme. 

Sâ€™inscrivant dans le prolongement du droit de vote et dâ€™Ă©ligibilitĂ© des Ă©trangers au niveau communal, sournoisement introduit dans la nouvelle Constitution de 2003 parmi une multitude dâ€™autres dispositions, lâ€™initiative Â«Vivre et voter iciÂ» envisage une extension du corps Ă©lectoral selon des critĂ¨res purement administratifs, sans Ă©gard au degrĂ© rĂ©el dâ€™intĂ©gration des intĂ©ressĂ©s. En effet, pour participer au scrutin, il suffira quâ€™un Ă©tranger ait sĂ©journĂ© dix ans en Suisse et trois ans dans le Canton de Vaud, au bĂ©nĂ©fice dâ€™une autorisation. Peu importe sâ€™il maĂ®trise mal le franĂ§ais, frĂ©quente exclusivement des compatriotes ou tire ses revenus des services sociaux. Les exigences formelles que met lâ€™initiative, en raison mĂŞme de leur formalisme, doivent ĂŞtre considĂ©rĂ©es comme des maxima provisoires dont la gauche rĂ©clamera lâ€™assouplissement Ă  chaque occasion propice. Dans un rĂ©gime fondĂ© sur la mythologie Ă©galitaire et le clientĂ©lisme Ă©lectoral, comment admettre quâ€™un sans-papier qui vit et travaille en Suisse depuis longtemps se trouve exclu de la masse des votants? Quand les racines poussent en quatre ans, pourquoi faudrait-il attendre encore six longues annĂ©es avant de donner son avis? 

Depuis ses origines, la Ligue vaudoise conteste le systĂ¨me des partis qui introduit des divisions artificielles au sein du corps politique, subordonnant la recherche du bien commun et la rĂ©solution de problĂ¨mes concrets Ă  de stĂ©riles compĂ©titions Ă©lectorales sur fond de pesanteurs idĂ©ologiques. Pourtant, jusquâ€™Ă  prĂ©sent, il sâ€™agit de querelles internes Ă  la sociĂ©tĂ© vaudoise, qui mettent aux prises pĂ©riodiquement diffĂ©rents groupes de citoyens. MĂŞme si les divergences sont profondes et les inimitiĂ©s tenaces, on reste tout de mĂŞme entre compatriotes, câ€™est-Ă -dire entre personnes unies par une communautĂ© de destin, et donc condamnĂ©es Ă  trouver un modus vivendi minimal. Avec le vote des Ă©trangers, la politique change de nature, puisque des Ă©lĂ©ments allogĂ¨nes vont interfĂ©rer dĂ©sormais dans les affaires dâ€™une collectivitĂ© Ă  laquelle, par dĂ©finition, ils nâ€™appartiennent pas. Lors des votations et des Ă©lections futures, certains nationaux vont donc [...]</description>
						<author>Ligue vaudoise</author>
						<pubDate>Fri, 26 Aug 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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