Lire et écrire?

Jacques Perrin La Nation n° 2131 13 septembre 2019

Le dimanche 1er septembre, l’éditorial de Mme Ariane Dayer dans Le Matin Dimanche se termine sur ces mots:

Pauvre école, décidément, qui se retrouve assignée à l’éducation plutôt qu’à la pédagogie. Convoquée pour les réparations en tous genres. Sommée de coller des rustines sur les trous percés par la liste interminable des crevaisons et pannes parentales. Appelée à sensibiliser sur toutes les causes à la fois, l’égalité des sexes, la prévention des abus sexuels, l’urgence climatique, la transition numérique. Une déesse à douze bras.

Dresser la liste des missions donne le vertige. On reste stupéfaits et reconnaissants que sortant de cette centrifugeuse devenue obèse et folle, il y ait encore quelques élèves qui aient appris à lire.

… et à écrire, ajouterions-nous. Mme Dayer a raison. Et nous ne pousserons pas la cruauté jusqu’à demander à quel degré de maîtrise de la lecture et de l’écriture parviennent les élèves, notamment ceux qui se destinent aux professions où il est encore nécessaire (pour combien de temps?) de savoir bien lire et bien écrire.

Le plus drôle est que les thèmes de sensibilisation que Mme Dayer mentionne (et qu’elle développe elle-même jusqu’à plus soif) équivalent aux obsessions médiatiques du moment: égalité des sexes, climat+Greta, intelligence artificielle, sécurité, «féminicides», harcèlement, etc.

Les politiciens qui dirigent l’école sont élus. Ils s’alignent sur les demandes du peuple que les médias «démocratiques» prétendent relayer. On ne sait d’ailleurs plus qui relaie qui. Parents, enseignants, politiciens et journalistes, entre autres, se refilent les patates prétendument chaudes.

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08.07.2020 - 14:51