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L’apprenti poète

Benoît Meister
La Nation n° 1910 11 mars 2011
L’idée rode, comme un poisson sombre et grincheux,
Tournant dans la vase, méfiant infiniment.
Il renifle l’appât, guette le bras prudent
Du pêcheur qui tend sa canne d’un geste pieux.

A la surface le penseur observe, immobile,
L’énigmatique dessin de la bête agile.
Un rêve par instants glisse devant ses yeux,
D’une barque d’or au filet miraculeux.

Trouant l’onduleuse prison de son reflet,
Des profondeurs monte le corps blanc, l’oeil railleur…
Lui bondit, fébrile tourne le moulinet!…

Las! pauvre poète, misérable pécheur,
Qui a cru ferrer l’idée aux ailes d’argent!
Laisse les flots polir ton coeur impatient.

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