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Catéchisme

Laurent et Vincent Paschoud
La Nation n° 2077 18 août 2017

Pourquoi parler du catéchisme?

Vincent Paschoud a évoqué le 6 janvier 2017 sa déception face au résultat du catéchisme en usage dans l’Eglise réformée. Il y a eu quelques réactions, tantôt favorables, tantôt désapprobatrices. Le propos ne visait pas, comme certains ont pu le croire, à faire du catéchisme une école avec de l’appris par cœur. Cependant, il nous semble qu’on peut trouver un juste milieu entre «expérimenter» l’amour de Dieu – jeux et autres activités collectives – et apprendre à Le connaître intellectuellement. La foi chrétienne est une foi vivante; sans la mise en pratique, l’enseignement resterait lettre morte. Inversement, si le vécu devient une fin en soi, le catéchumène aura juste passé un «bon moment», mais n’en n’aura rien retiré. Le sommaire de la Loi nous demande d’aimer Dieu de toute notre intelligence, ce qui ne se peut faire que par la connaissance. C’est pourquoi nous avons décidé de présenter notre «programme» de catéchisme dans un article ultérieur. Selon la terminologie du Rapport du Conseil synodal au Synode intitulé «Enfance, Jeunesse et Evangile», notre article visera la partie «parcours» de la problématique actuelle.

Il est important de préciser que cela tient de la suggestion, de points qui nous semblent importants et qui mériteraient d’être connus par les l’ensemble des croyants. Cet article n’a pas pour but de régler tous les problèmes que l’on peut imaginer au catéchisme, mais vise à donner au catéchumène les moyens de mieux connaître Dieu que n’importe quel autre enfant qui va sur internet. Car pour que la foi de quelqu’un rayonne, il faut qu’il sache ce en quoi il croit et pourquoi.

Nous pensons en outre que l’Eglise vaudoise devrait élaborer un manuel de catéchisme complet pour structurer l’ensemble de l’enseignement de la Parole. L’intérêt dudit manuel serait de proposer aux pasteurs un programme complet, un minimum de connaissances que les catéchumènes devraient acquérir pour comprendre leur foi.

De la source de la connaissance de Dieu

Le catéchumène devrait apprendre que Dieu se fait connaître par sa révélation aux hommes, ce qui est visible dans l’Ancien Testament, mais plus encore dans le Nouveau, car Dieu s’incarne. Dieu s’y fait connaître personnellement. Si Dieu choisit de se révéler, c’est qu’Il nous est incompréhensible et qu’on ne peut L’atteindre par la pure philosophie – quoique cette dernière puisse nous aider à mieux Le connaître.

La Bible est un ensemble de textes qui ont été écrits à la suite de révélations aux élus de Dieu. Il s’agit d’un ensemble, chaque partie est indissociable des autres et le tout ne peut être compris que si l’on garde présente cette idée que la Bible en entier est un bloc unique. Ces écrits sont inspirés par Dieu à des hommes imparfaits. On peut trouver des détails qui ne semblent pas compatibles entre les textes, mais l’esprit est le même. De ce fait, ils découlent de la même foi, ce qui veut dire que l’Ancien Testament annonce le Nouveau et que nous avons la même foi que les patriarches. Ils avaient la même espérance que nous, mais eux sous forme cachée, figurée, annoncée, quand nous avons le témoignage de ceux qui ont vu le Christ1.

Pourquoi est-il important de faire de l’histoire biblique? Pour comprendre le contexte dans lequel le Christ a prêché – histoire, culture, mœurs. Jésus est venu pour, notamment, corriger la situation de son époque. On ne peut donc pas transposer la façon d’agir de Jésus à maintenant. A son époque, il y avait une grande attention portée sur la rigueur morale. Aujourd’hui, c’est le contraire. Jésus n’était pas un révolutionnaire venu détruire l’ordre établi, mais en rappeler l’origine et le sens véritable. Les récits les plus importants nous semblent être ceux concernant Adam et Eve, Caïn et Abel, Noé, la tour de Babel, Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, l’entrée dans la Terre promise, Samson, Saül, David et Salomon, Elie, la déportation à Babylone, le retour, Ruth et enfin l’histoire de Jésus et des apôtres.

Notes:

1  Lévitique 14, 10-20 L’agneau est une figure du Christ: son sacrifice pour la purification le suggère fortement. Alors que le Christ dit aux apôtres qu’Il est l’agneau.

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