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Jura: on nous écrit

RédactionOn nous écrit
La Nation n° 2077 18 août 2017

L’article de M. Alain Charpilloz publié dans La Nation n° 2074 a suscité la réaction suivante d’un de nos lecteurs.

Depuis plusieurs décennies, les séparatistes ont commis de nombreux délits, notamment en incendiant des fermes. Ils ont même parfois molesté celles et ceux qui voulaient rester bernois. […] Une personne avait écrit un article dans un journal (plutôt en faveur du Jura resté bernois). Elle a reçu un téléphone d’insultes, dont je ne me souviens pas des détails. Les propos de ce monsieur qui appelait n’étaient pas très pacifiques, tant s’en faut.

On prétexte parfois que c’est une question de religion, mais je n’en crois rien du tout. Les vrais chrétiens, ceux qui le sont réellement (et pas uniquement de nom ou d’étiquette), n’agissent pas de manière aussi violente que les séparatistes.

Encore un rappel : les séparatistes sont allés et ont manifesté maintes fois dans le territoire qui a choisi de rester bernois. Rester avec le Jura Sud, n’est-ce pas aussi permis et démocratique ? Les sangliers (pro-bernois) ne sont jamais allés manifester dans le Jura-Nord. Ils ont respecté parfaitement la volonté des Jurassiens du Nord.

Encore une fois, le droit me paraît être nettement du côté des pro-bernois (quand bien même ces gens-là sont des humains et non des petits saints).

Philippe Robert, Clarens

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On pourrait aussi faire la liste des humiliations que les Jurassien ont subies durant les trois premiers quarts du vingtième siècle. Ce n’est pas l’essentiel.

Le Jura existait comme peuple depuis bien avant l’occupation bernoise, ce qui, aux yeux de la Ligue vaudoise, rendait légitime son désir de former un Etat distinct. Mais la légitimité politique n’est rien sans la force. L’inertie fédérale et le dogme de l’unification progressive de la Suisse auraient toujours empêché la reconnaissance des droits historiques du Jura. L’agitation en marge de la loi se présentait comme la seule solution. Que des imbéciles – il y en a dans tous les cantons – en aient profité pour se livrer à des actes regrettables ne doit pas faire oublier que, sans ce désordre, le Jura ne serait pas toujours pas un Etat.

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