Que la Suisse demeure

Depuis quelques décennies, suivant en cela un mouvement qui la dépasse, la Suisse s’est pliée à la culture de la soumission. Soumission à des instances internationales, soumission à la mondialisation, mais aussi soumission à une volonté de culpabilisation des peuples menant à leur dilution, à l’extinction de leurs identités propres.

En Suisse romande les regards se tournent vers la France, et, que ce soit à propos des nouvelles méthodes pédagogiques ou des pratiques bancaires, la tentation est parfois grande de suivre ses pas.

Cependant la Suisse, qui s’est construite autour des notions de respect et de confiance, où les relations entre les citoyens et l’État n’ont jamais connu les tensions habituelles à la France, se doit de «persévérer dans son être».

Lorsque les accords bilatéraux ont été signés, les villes frontalières, et en particulier Genève, ont encouragé leur population à s’installer de l’autre côté de la frontière. Il est cependant entré bien plus de personnes qu’il n’en sortait.

Le bétonnage de la campagne genevoise a ainsi accompagné celui de la région frontalière, où les prix ont tellement grimpé que les habitants ne peuvent plus se loger et où le marché du travail est désormais soumis à une concurrence exacerbée.

Voici une expérience locale de la volonté de «fluidifier le monde», où l’on retrouve tous les ingrédients et les conséquences de ce que serait un monde où chacun se voudrait partout chez lui.

 

Mme. Anne Lucken, résidant actuellement en France après avoir vécu un moment à Genève, nous présentera son ouvrage Que la Suisse demeure mercredi prochain 30 octobre, à 20 heures, dans les locaux de la Ligue vaudoise, place du Grand-Saint-Jean 1 à Lausanne. 

Mercredi 30 octobre 2019
Page vue 278 fois.
  |   Version imprimable

URL : www.ligue-vaudoise.ch/?actu_id=539
12.11.2019 - 19:16