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Moralisateurs et malhonnêtes

Jean-François Cavin
La Nation n° 2162 20 novembre 2020

Le tous-ménages des initiants contient plusieurs affirmations contraires à la vérité. Dans le message de première page, signé de Mmes Claire Richard et Adèle Thorens, ainsi que de MM. Dominique de Buman, Pierre-Yves Maillard et Dick Marty, on lit: L'initiative ne concerne que les grandes multinationales suisses comme Glencore et Syngenta, qui violent les droits humains ou détruisent l'environnement. Les PME sont exclues. Or le texte de l'initiative ne parle pas de multinationales, mais d'entreprises; et il ne mentionne les PME que pour prévoir, à l'intention de certaines d'entre elles, un aménagement de la «diligence raisonnable»: ce qui démontre qu'elles ne sont pas «exclues»!

On lit encore: L'initiative n'oblige une multinationale à rendre des comptes que pour les dommages qu'elle a causés elle-même. La responsabilité civile ne s'applique pas aux fournisseurs. Or le texte de l'initiative dispose à sa lettre c): Les entreprises sont également responsables du dommage causé par les entreprises qu'elles contrôlent; et la lettre a) étend cette notion de contrôle aux entreprises placées en situation de dépendance par le biais d'un pouvoir économique.

Plus loin, on découvre que Les PME suisses disent OUI. Les auteurs du tract ne peuvent ignorer que de nombreuses associations économiques, groupant notamment des PME, recommandent de rejeter l'initiative; c'est le cas de l'USAM et du Centre Patronal.

Il faut un sacré culot pour peindre en blanc ce qui est clairement écrit en noir. Le tous-ménages nous est parvenu le 6 novembre. Le 8 novembre, par courriel adressé au comité «Multinationales responsables», nous l'avons invité à rectifier publiquement ses fausses déclarations. Au jour où ces lignes sont écrites (16 novembre), nous n'avons rien vu; le comité n'a même pas daigné nous répondre.

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