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Et les autres «minorités»?

Félicien Monnier
La Nation n° 2164 18 décembre 2020

Pour la Ligue vaudoise, communauté politique et souveraineté doivent aller de pair.

C’est la raison pour laquelle nous n’utilisons pas le terme de «communauté» pour parler des femmes, des noirs ou des transgenres, mais y avons recouru pour les Jurassiens dès le début de la question jurassienne. Les communautés ont une histoire, un territoire et des institutions. Leur finalité est de les perpétuer. Les minorités sociétales ont des revendications de justice morale et sociale qu’elles veulent voir aboutir. Elles se fantasment un destin révolutionnaire et rêvent de table-rase. Or cela est la négation de la communauté.

Dans notre société postmoderne, l’engagement politique est de plus en plus motivé par le ressenti personnel et l’exaltation de l’affectif. L’injustice individuelle, perçue chez d’autres ou personnellement vécue, suffirait à obtenir comme un dû des réformes institutionnelles profondes. En réalité, il n’y a guère de différence entre le déboulonnage d’une statue à Neuchâtel ou Philadelphie, la défense de la minorité palestinienne, ou l’imposition de «quotas diversité» dans la police lausannoise. Les ressorts internes de leurs militants sont les mêmes.

Qui fait des cantons des minorités favorise un abus de langage et trouble les lignes. Sa prochaine erreur pourrait être d’accorder un statut politique à qui le demandera.

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