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Violences anti-policières à Aigle

Pierre-Gabriel Bieri
La Nation n° 2160 23 octobre 2020

Le 25 septembre dernier, un quartier d’Aigle a été le théâtre de violents affrontements entre une dizaine de «jeunes» et seize policiers et gendarmes. Ces derniers ont été copieusement insultés, puis caillassés. Deux véhicules de police ont été démolis. Quatre des agresseurs – ressortissants du Portugal, de Côte d’Ivoire et du Brésil, âgés entre 19 et 22 ans – ont pu être arrêtés.

Des événements similaires se produisent déjà depuis plusieurs années dans les grandes villes suisses, mais les petites localités n’y sont pas encore habituées et l’affaire a donc suscité un certain émoi, tout au moins pendant quelques jours. Les autorités se sont efforcées de rassurer la population en évoquant des incivilités en baisse et en affirmant qu’elles contrôlent la situation.

Le problème est que, si de tels actes se répètent et que les réponses sont les mêmes, on assistera à un phénomène d’habituation – de la population, des autorités, et bien sûr des voyous eux-mêmes – jusqu’au moment où tout le monde trouvera normal ou inévitable que les forces de l’ordre ne soient plus respectées. Cela paraît trivial de le rappeler, mais chacun chez nous devrait garder à l’esprit l’exemple de la France et de ses zones de non-droit. Le 10 octobre, pour s’en tenir à l’actualité, un commissariat de police d’une banlieue parisienne a été attaqué durant une heure par une quarantaine d’individus masqués, armés de barres de fer et de mortiers d'artifice. Il serait inquiétant de s’entendre répondre, sur le ton rassurant qu’on connaît trop bien, que «nous n’en sommes pas encore là». Le but est précisément que nous n’en arrivions pas là.

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