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Un choix heureux

Frédéric Monnier
La Nation n° 2165 1er janvier 2021

Quand, dans les premiers mois de 1947, se déroulent les répétitions de son opéra-bouffe Les Mamelles de Tirésias (d’après la pièce d’Apollinaire), le compositeur Francis Poulenc n’a toujours «pas trouvé l’oiseau rare», comme il le dit au musicographe Claude Rostand, pour interpréter le rôle principal de Thérèse. C’est alors qu’il rencontre une jeune soprano, Denise Duval: sa voix enchante le musicien qui l’engage aussitôt. C’est le début d’une collaboration intense jusqu’à la mort de Poulenc en 1963. Outre celui de Thérèse, Denise Duval fut une interprète bouleversante des rôles de Blanche de la Force dans Les Dialogues des Carmélites et de la femme délaissée par son amant dans La Voix humaine, les deux autres œuvres écrites par Poulenc pour la scène. Ayant cessé de chanter en public en 1965 à la suite d’un accident vocal mal traité, elle vint alors s’installer dans le Canton de Vaud, à Bex plus précisément, où elle habitera plus de quarante ans, avant de décéder en 2016 à l’âge de 95 ans.

La municipalité de Bex a récemment décidé d’honorer cette grande figure de l’art vocal en baptisant un parc de son nom. L’inauguration de ce parc Denise-Duval est prévue pour le début de l’été prochain.

On peut certes estimer que les autorités de la cité du sel cèdent à cette mode, parfois agaçante ou à rebours du bon sens, de vouloir à tout prix rebaptiser une rue, un lieu, un monument du nom d’une femme, il n’en reste pas moins que, dans le cas présent, le choix est heureux.

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